Ivoiriennes, Ivoiriens, chers Amis !
Le 25 octobre dernier, notre pays, la Côte d’Ivoire, a abrité un événement politique, à savoir la tenue d’une élection présidentielle. Nous autres, les vrais Ivoiriennes et Ivoiriens, filles et fils de ce pays qui est terre de nos ancêtres, et donc nôtre, n’acceptons pas cette élection ; puisqu’elle n’est convoquée que pour prolonger de 5 ans l’occupation du Palais Présidentiel et la main mise sur le pouvoir d’état survenue en 2020 de M. Alassane Ouattara.
En effet, la constitution de la Côte d’Ivoire de 2016 ne prévoit pas plus de 2 mandats successifs. C’est depuis 2020 que Mr Alassane Ouattara, investi depuis 2011, ne devait pas être candidat, et est donc un Président illégal, et illégitime. Pour nous donc, Ivoiriennes et Ivoiriens, le vote du 25 Octobre a été un non événement, et ses résultats ne nous sont pas opposables, et ne nous engagent pas.
Nous demeurons dans notre posture de résistance, au nom de notre Nation et de sa constitution, qui continue d’être piétinée et bafouée depuis la triste épreuve des élections de 2018/2020.
Et, 25 octobre ou pas, 27 décembre à venir ou pas, nous, Ivoiriennes et Ivoiriens, avançons dans notre marche, lente mais ferme, vers la libération de notre pays et de ses peuples.
C’est un nouveau contingent de 700 de nos chers enfants qui ont été brutalement agressés ou même enlevés dans la semaine de cette élection, alors qu’ils ne portaient pas d’armes, et n’attaquaient personne, qui viennent d’être jetés en prison; ils usaient du droit de manifester que l’article 20 de la constitution leur garantit ; ils manifestaient pacifiquement et les mains nues, sans invectives ni agressivité, pour dénoncer la dictature implacable de Mr Alassane Ouattara. Ils ont été rejoindre plus de 300 militants du bloc de l’opposition politique et de la société civile.
Nous leur devons gratitude et solidarité pour la noblesse de ce combat que nous partageons tous, pour que notre dernier bien, notre nation ivoirienne, ne disparaisse pas.
Et à ces 1000 héros de la nouvelle Côte d’Ivoire, entassés dans les geôles sombres de l’Empereur Ouattara, nous disons que ce 25 octobre 2025, votre lutte a connu un grand moment de gloire devant le vide des bureaux de vote ; les délégations, venues de l’étranger pour suivre les opérations, ont même souvent relevé que les forces de l’ordre déployées pour la sécurisation des sites et de leurs accès dépassaient en nombre les rares citoyens qui avaient cru utile de se déplacer pour aller voter.
Mais, chers et valeureux jeunes, c’est au chapitre des traditionnels messages de félicitations et de soutien qu’attend tout nouvel élu que vous aurez gagné et incendié la partie en face !
Alors que l’on aurait dû enregistrer plus de 150 messages dès les premiers jours, c’est au lance pierre qu’ils arrivent. Ainsi, la diplomatie nous confirme, par les voies qui lui sont propres, que le sort des plus de 1000 détenus politiques que vous êtes, ne lui est pas indifférent !
Il nous revient que la date du 8 novembre 2025 accapare toutes les attentions dans la tour impériale Ouattara, et qu’elle va jusqu’à être un point obsessionnel pour ceux qui ne vivent et ne travaillent que pour imposer silence à tout le pays !
Mais la marche du Peuple Ivoirien n’a pas de date, c’est une continuité ! Avant le 8 novembre, le jour du 8 novembre, et après le 8 novembre, les Ivoiriennes et les Ivoiriens vont marcher.
Le peuple de Côte d’Ivoire marche, avance, marche, ne s’arrête pas et ne s’arrêtera pas. Il est aimanté vers sa délivrance, et rien n’empêchera sa marche vers ce destin lumineux qui lui a toujours été promis !
Vive la Côte d’Ivoire !
Fait à Abidjan le, 5 novembre 2025
Le Ministre Kobena I. ANAKY
Président du MFA
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