« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP

Affaire Awa Fadiga : Le présumé agresseur du mannequin arrêté par la police

Un chauffeur de taxi compteur a été mis aux arrêts par le commissariat du 8ème arrondissement de Cocody. Ce chauffeur de taxi, selon les agents de police, ressemblerait trait pour trait à l’un des portraits robot des agresseurs de Awa Fadiga, le jeune mannequin décédé il y a trois semaines au Centre hospitalier universitaire (Chu) de Cocody. 1875 FT 01, c’est le numéro d’immatriculation du véhicule saisi dans la nuit de mardi à mercredi dernier à  »l’allocodromme » de Cocody. Gourdin en main, Issiaka Koné, le chauffeur, lors de son interrogatoire, dit l’utiliser pour sa défense. «Les policiers m’ont arrêté au niveau de la pharmacie Mermoz et ils m’ont demandé les pièces du véhicule que je n’ai pas hésité à leur remettre. C’est là, il a vu un gourdin avec moi. Il m’a demandé ça c’est pour qui ? Je lui ai répondu que c’est quelqu’un qui a oublié et que je prends pour me protéger», s’est-t-il défendu dans un élément diffusé hier, mercredi 16 avril, peu après 13 heures, sur les antennes de la télévision ivoirienne première chaîne. Selon le commissaire Hyacinthe Ouffouet, en service au 8ème arrondissement de Cocody, Issiaka Koné correspondrait à l’un des portraits robots de chauffeurs de taxis recherchés pour vols, agressions et meurtres, portraits d’ailleurs publiés dans la presse par la police criminelle. «Sur instructions de la hiérarchie, nous avons beaucoup de nos patrouilles sur les taximètres qui conduisent la nuit. Nous avons une de nos patrouilles qui a appréhendé M. Koné la nuit d’hier (Ndlr : mardi à mercredi) et on a fouillé dans le véhicule, on a trouvé un gourdin. Etant au violon, on a vérifié encore avec le portrait, exactement le même visage», a expliqué le commissaire. Poursuivant, le commissaire de police a exhorté les populations à la vigilance et à la coopération avec la police nationale. «Nous sommes à l’orée des fêtes, nous demandons à la population de surtout collaborer de sorte à ce que la sécurité soit totale», a-t-il ajouté. Issiaka Koné, de nationalité burkinabé, sera conduit à la police criminelle pour complémentarité d’enquête puis remis au Parquet pour répondre de ses actes.

Cyrille DJEDJED
In L’Inter

Thu, 17 Apr 2014 10:01:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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