Tagro Cyriaque, frère cadet de l’ex-ministre de l’intérieur, Désiré Tagro, tué pendant la crise postélectorale, est détenu depuis samedi dernier à la Brigade de Recherches de la gendarmerie nationale au Plateau (Abidjan). Selon ses proches, Tagro Cyriaque a été arrêté à son domicile à Abidjan-Riviéra Palmeraie aux environs de 14h par cinq gendarmes. Il a été auditionné, a-t-on appris, à la Brigade de recherches sur des faits de suspicion d’atteinte à la sureté de l’état. Après quoi les gendarmes sont retournés chez lui pour fouiller son domicile de fond en comble. « Mais ils n’ont rien trouvé et ils sont repartis », nous a confié l’un de ses frères. Les parents de Tagro Cyriaque ont révélé que ce dernier a reçu, vendredi dernier, un coup de fil menaçant émanant de la Présidence de la république et lui intimant l’ordre de céder les plantations d’hévéas de son frère aîné, feu le ministre Désiré Tagro qu’il gère depuis longtemps. «Il lui a même lancé un ultimatum de 48h pour les libérer faute de quoi il allait voir», soutient notre source. Feu le ministre Désiré Tagro, à en croire ses frères, possède des plantations d’hévéas à Gagnoa, San Pédro, Akoupé et Gabia, son village natal, dans la Sous-préfecture de Saioua. Après son assassinat non élucidé, le régime Ouattara veut-il exproprier sa famille et ses enfants ? Affaire à suivre.
In Notre Voie
Yopougon-Selmer : Un Instituteur battu à mort par des Frci
C’est une mort atroce qu’a connue, hier matin, l’instituteur Richard Tindé, aux abords du marché de Yopougon-Selmer, baptisé par les tenants du pouvoir actuel «marché Dominique Ouattara ». Le corps de la victime gisant dans une marre de sang présentait une large ouverture au niveau de la tête et des traces de coups avec des objets contondants. Peu avant l’enlèvement de la dépouille mortelle par les services des pompes funèbres aux environs de 9h. Et ce, en présence des parents du défunt en pleurs. Que s’est-il passé pour que Richard Tindé ait une fin aussi tragique ? Selon des témoignages, Richard Tindé, instituteur à Bondoukou, s’était rendu à Abidjan, la semaine dernière, pour procéder à l’inhumation de son frère cadet qui a eu lieu samedi dernier. Les obsèques se sont déroulées à Yopougon. C’est avant son départ pour son poste de travail à Bondoukou qu’il a été kidnappé par des individus armés et vêtus de treillis. Visiblement torturé depuis la veille par ses bourreaux, Richard Tindé avait perdu beaucoup de sang et était sans vie au moment où des hommes en treillis, à bord d’un véhicule 4×4 des Frci, l’ont déposé aux environs de 4h du matin, aux abords du marché de Yopougon-Selmer. Des témoins ont ajouté que le véhicule a démarré en trombe juste après s’être débarrassé du corps. Mais très rapidement, l’annonce de la découverte macabre fait le tour des foyers. Des parents du défunt fondent en larmes à la vue du corps. Ce crime crapuleux a plongé les populations riveraines dans la consternation totale. La victime, originaire de Toulépleu, localité située à l’extrême Ouest de la Côte d’Ivoire, était connue comme un homme sans histoires.
Didier Kéi in NOTRE VOIE
Abengourou: Quatre gendarmes battus et blessés par des dozos
Quatre gendarmes dont le commandant de brigade adjoint ont passé des moments pénibles, le jeudi 27 septembre dernier, à Elenso, village situé dans la sous-préfecture d’Amélékia. Odomiga, Atsé M’Gbo, Kouassi Bi respectivement Mdl et commandant de brigade adjoint ainsi qu’un quatrième gendarme dont l’identité n’a pas été révélée ont été battus par des dozos armés. A l’origine de la violence des dozos contre les gendarmes, un problème de mouton et de cabri tués par des jeunes d’Elenso. Selon les renseignements recueillis, une mesure a été prise d’un commun accord interdisant la divagation des animaux à travers le village. Or, le jeudi 27 septembre dernier, pendant que les jeunes nettoyaient les rues, ils ont tué un mouton et un cabri qui erraient. Une femme ayant assisté à la scène a informé un dozo. Celui-ci a alors alerté ses amis dozos. Et comme la tension montait entre les jeunes et les chasseurs traditionnels pro-Ouattara supplétifs des Frci, la brigade de gendarmerie fut informée. Immédiatement, quatre gendarmes y ont été dépêchés pour ramener le calme. Arrivés dans le village, les gendarmes ont tenté en vain de calmer les dozos qui, visiblement, ne voulaient pas entendre raison. C’est ainsi qu’au moment où les gendarmes étaient en pourparlers avec un des dozos, les autres dozos les ont encerclés et se sont mis à les battre. Le pire a été évité à cause des gendarmes qui ont subi sans réagir. Un renfort d’éléments de la gendarmerie a été envoyé dans le village pour tirer les quatre gendarmes des griffes des dozos.
Jean Goudalé in NOTRE VOIE
Tue, 02 Oct 2012 02:14:00 +0200
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