Le secrétaire national par intérim de la jeunesse du Front populaire ivoirien (JFpi), Justin Koua, et ses camarades sont en colère contre le pouvoir actuel. Et pour dire au monde entier que le régime Ouattara est dans une logique absurde, ils annoncent un sit-in le jeudi 4 octobre prochain à 10h devant la cathédrale Saint Paul d’Abidjan-Plateau. «Notre sit-in aura bel et bien lieu. Que cela ne fasse l’objet d’aucun doute. Quoi qu’il advienne, le sit-in aura lieu», a précisé le premier responsable de la JFpi au cours d’une conférence de presse, samedi dernier, à l’ex-Qg de campagne de Laurent Gbagbo à Abidjan-Attoban. Entouré de ses camarades militants et des membres des agoras et «parlements», Justin Koua a dénoncé les exactions, les détentions arbitraires etc. commises par le régime Ouattara. «Nous ne pouvons pas rester silencieux face aux tueries Ouattara. Je ne peux rester silencieux quand on abat mon ami, le 11 septembre 2012, à l’abattoir de Port-Bouët», a-t-il déclaré en révélant que la milice du pouvoir assassine les pro-Gbagbo pendant que les pro-Ouattara ont droit à la vie. Une telle gouvernance faite d’élimination physique et d’épuration politique ne doit pas être tolérée, a fait remarquer le premier responsable de la JFpi. Qui souligne que toutes les tueries perpétrées par le pouvoir actuel et sa politique d’étouffement de l’opposition ne pourront jamais faire plier le Fpi. «Soyez fiers de vous faire arrêter par ce régime. Si toute la Jfpi doit être arrêtée et jetée en prison, nous irons tous en prison. Si le projet de société d’Alassane Ouattara est d’exterminer les Ivoiriens, alors rendons-nous au grand jour», a-t-il invité. Avant d’appeler la jeunesse du Fpi, les «agoras» et «parlements» à se rendre au sit-in les mains nues. «Venez au sit-in les mains levées pour montrer au monde entier que Laurent Gbagbo n’est pas un seigneur de guerre. C’est avec les mains nues que nous précipiterons le régime de Ouattara dans la poubelle de l’histoire», a-t-il affirmé. Le secrétaire national de la JFpi a indiqué que les textes qui régissent la République font état d’une simple information pour ce type de manifestation et non une demande d’autorisation. Mais il a dit que le sit-in ne peut être annulé que si Hamed Bakayoko libère tous pro-Gbagbo emprisonnés, fait revenir tous les exilés et donne la garantie que tous les pro-Gbagbo ne seront plus tués comme cela se passe actuellement. «On ne peut pas nous tuer et nous inviter à la réconciliation. On ne peut pas nous arrêter, nous torturer et nous inviter à la réconciliation. Si Hamed Bakayoko nous donne le droit à la vie, s’il libère tous nos camarades, parents et permet le retour de tous les exilés, le retour de Blé Goudé avec qui il dit être en contact permanent, nous pourrons renoncer au sit-in», a dit Justin Koua. A propos des camps de torture et de concentration, il a invité le ministre Hamed Bakayoko à visiter le camp génie de Koné Zakaria à Adjamé, la Bae, le village de la liberté à Yopougon et le camp des hommes de Issiaka Ouattara dit Wattao à Marcory. Au dire du secrétaire national de la JFpi, de nombreux Ivoiriens et particulièrement les pro-Gbagbo sont torturés dans ces différents camps et attendent la mort. Au nom des «agoras» et «parlements» de Côte d’Ivoire présents aux côtés de la Jfpi, Achille Gnahoré a lancé un appel pressant à ses collègues «parlementaires» à se joindre à la JFpi. A l’en croire, l’implication de ces espaces de libre expression relève d’une question de vie pour ne pas que le régime Ouattara et ses milices leur ôtent la vie dans l’indifférence totale.
Benjamin Koré in NOTRE VOIE