« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Après l’attaque d’Agboville – Dabou dans le viseur des assaillants ? La population dans la psychose

La situation sécuritaire à Dabou n’est pas reluisante, surtout après les attaques d’individus armés contre des postes des Frci dans la ville d’Agboville, le dimanche 16 décembre 2012.

Les rumeurs les plus folles font, en effet, état de ce que ces assaillants seraient aux portes de la cité du Léboutou. Une telle information crée la psychose chez les populations parce qu’ayant déjà essuyé plusieurs agressions armées, la dernière remontant au 17 août 2012.

Le bilan de cette agression avait été si lourd avec comme corollaire, les évasions massives de prisonniers (environ 120) de la maison d’arrêt et de correction, que les Daboulais redoutent une nouvelle attaque. Mais, la question qui brûle les lèvres est de savoir si la cité constitue un pôle stratégique pour les agresseurs du régime Ouattara. On est tenté de répondre par l’affirmative d’autant que Dabou constitue un véritable grenier pour la capitale économique. Sa proximité avec Abidjan fait de la localité la porte d’entrée de l’hinterland (Grand-Lahou, Sassandra et San-Pédro).

En paralysant Dabou, c’est l’une des mamelles de la Côte d’Ivoire qui se trouve ainsi étouffée. Face donc à cette vague de rumeurs, les forces de sécurité sont en alerte maximale. Malheureusement, leur détermination à faire barrage aux éventuels ennemis bute sur le manque criard de moyens de mobilité. C’est le cas, par exemple, au commissariat de police où le seul vieux véhicule de commandement est régulièrement en panne. « On s’étonne que Dabou qui a essuyé plusieurs attaques ne puisse pas bénéficier des nombreux dons de véhicules que le ministère de l’Intérieur réceptionne tous les jours. C’est normal que les policiers ne puissent pas garantir notre sécurité », se plaint un habitant de Dabou.

A quelques jours des fêtes de fin d’année, les populations espèrent que tout sera mis en œuvre afin de garantir la sécurité dans la cité du Léboutou où les coupures intempestives d’électricité constituent une aubaine pour les nombreux bandits en ce moment.

Norbert Nkaka (à Dabou) in Soir info

Thu, 20 Dec 2012 20:45:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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