« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Après plus d’un an de détention: Des confidences sur la santé de Simone Gbagbo

On pourrait se poser la question après la lecture d’un article publié le week-end dernier sur Koaci.com. Selon ce site internet, l’ex-première dame de Côte d’Ivoire aurait un comportement suicidaire. Cette information que le site dit tenir d’une source proche de l’ONUCI, qui s’est récemment rendue à Odienné dans le cadre du dossier Simone Gbagbo, en marge de la préparation d’un transfèrement de prisonniers politiques vers le nord de la Côte d’Ivoire, émanerait d’un rapport de psychiatres. Simone Gbagbo serait surveillée comme du lait sur le feu parce que les médecins en charge de veiller sur sa santé craignent qu’elle veuille se donner la mort.

En effet, selon Koaci.com, l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) aurait, à l’annonce de cette nouvelle, classée l’ancienne première dame comme potentiellement susceptible d’évoluer vers un comportement suicidaire. Toute chose qui a conduit les geôliers de Simone Gbagbo, les gouvernants et l’ONUCI à lui accorder un traitement particulier, 18 mois après son transfèrement à Odienné. Si l’on s’en tient aux révélations de Koaci.com, l’ancienne député de la commune d’Abobo est physiquement en bonne santé, mais connaît des moments de dépression.

Une situation face à laquelle les tenants du pouvoir ont décidé de réagir en accélérant la procédure judiciaire engagée contre l’ancienne première dame dont l’époux, Laurent Gbagbo, est incarcéré à la prison de Scheveningen à la Haye. Faut-il le noter, depuis son assignation en résidence surveillée à Odienné à l’issue de la crise post-électorale, de nombreuses informations sont distillées, notamment sur l’état de santé de Simone Gbagbo.

L’épouse de Laurent Gbagbo serait même dans le collimateur du commando mystérieux qui harcèle les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) depuis plusieurs mois, et qui projetterait de la libérer. Elle avait été déplacée pour des mesures de sécurité. Simone Gbagbo avait été arrêtée avec son époux le 11 avril 2011, à la chute du régime de la Refondation, après le bombardement de la résidence présidentielle de Cocody, où Laurent Gbagbo et des proches s’étaient réfugiés pour échapper aux bombes des hélicoptères français et de l’ONUCI.

Hervé KPODION in L’Inter

Mon, 05 Nov 2012 11:47:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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