« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Assassinats des Frci : Des tueurs en série mis aux arrêts

La police militaire vient de réaliser un beau coup de filet. Cette unité spéciale a en effet mis le grappin sur un dangereux malfaiteur qui avait la particularité de n’assassiner que les éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire(Frci). Gbako N’guessan Raphaël, c’est de lui qu’il s’agit et ses acolytes ont été mis aux arrêts en fin de semaine dernière dans leur tanière de Yopougon Gesco. Le scélérat qui a à son actif, l’assassinat de plusieurs éléments des Frci, serait l’un des cerveaux des évasions survenues dans plusieurs prisons du pays. Il est même soupçonné d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Pour mener à bien sa sinistre mission, Gbako N’guessan Raphaël, la quarantaine révolue, s’est attaché les services d’un féticheur dénommé Wognin Désiré dit docteur. Avec l’aide de ses complices que sont Irié Bi Boti Rodrigue et Abbé Koua Modeste, il aurait procédé aux recrutements de combattants dans l’optique de renverser le pouvoir en place. Vrai ou faux ? Seule une enquête minutieuse nous situera. Toujours est-il que depuis plus de 3 mois, la police militaire le pistait. Tous ses mouvements étaient suivis. Et lorsqu’il a été arrêté le week-end dernier, l’homme n’a pas fait de difficulté pour indiquer aux éléments de la police militaire, une cache d’armes à Abobo PK 18 ancienne gendarmerie. Là, il a été saisi 17 grenades, 4 kalachnikovs, 1 FM, 6 FRSA, 1 SIG, 1 lance, des obus et une importante quantité de minutions. Dans la même veine, 6 gendarmes soupçonnés de vouloir mener une action contre le régime en place ont été mis aux arrêts à Yopougon. Ces derniers auraient été démasqués suite à un coup de fil anonyme. Par ailleurs, un faux officier de l’armée est tombé dans le filet de la police militaire alors qu’il tentait d’influencer les hommes du commandant Koné Zakaria pour obtenir la libération d’un jeune milicien mis aux arrêts. Le faux officier qui répond au nom de Amani Georges Zage Kouassi, s’est arrogé le grade de capitaine et avait en sa possession, une fausse carte militaire de l’Onuci. Depuis hier dimanche, il est sous les verrous et attend de répondre de ses actes.

Franck SOUHONE in L’Inter

Mon, 21 May 2012 05:07:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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