Le secrétaire national par intérim de la jeunesse du Front populaire ivoirien (JFpi), Justin koua, a déclaré, samedi dernier, lors d’une assemblée générale tenue à l’ex-QG du Président Gbagbo à Abidjan-Attoban, qu’«en 2013, nous organiserons nos manifestations publiques ». En effet, 2012, la JFpi n’a pu organiser véritablement de manifestations publiques en raison du refus du pouvoir de les autoriser et les actes de violence posés par les milices pro-Ouattara pour perturber ces rassemblements. Le N°1 de la JFpi a soutenu que l’année 2013 sera celle de l’engagement pour la reconquête des droits et libertés démocratiques acquis par le peuple ivoirien au prix de mille et un efforts. «Nous ne pouvons pas accepter qu’au moment où tous les pays font des efforts pour avancer que la Côte d’Ivoire recule à des années lumières en retombant dans la dictature», a-t-il affirmé. Avant d’ajouter qu’au delà des militants de la JFpi, ce sont tous les Ivoiriens qui sont interpellés. «Nous sommes à un tournant qui exige aujourd’hui que tout le monde s’implique », dira-t-il. Dans cette optique, il a demandé aux uns et autres de faire preuve de courage et de détermination face aux menaces du régime Ouattara. Justin Koua a soutenu qu’après 20 mois de pouvoir, Alassane Dramane Ouattara a démontré ses limites. Il a souligné que le nouveau chef de l’Etat n’arrive pas à répondre aux attentes des Ivoiriens. «Il ne fait aucun doute que la Côte d’Ivoire va tout droit dans un mur», a-t-il soutenu. Justin Koua a indiqué que l’échec d’Alassane Ouattara est d’autant plus curieux, qu’aujourd’hui contrairement à hier, tous les robinets des bailleurs de fonds sont ouverts. Pour le patron de la JFpi, c’est pour couvrir cet échec que le régime Ouattara utilise la violence pour bâillonner l’opposition. «Sous Ouattara, l’Etat de droit a foutu le camp. Il ne se passe pas un seul jour sans qu’on annonce des cas d’arrestations arbitraires. Mais par notre courage nous devons vaincre ces forces obscurs », a-t-il dit. L’assemblée générale s’est tenue dans une salle archicomble. Les responsables de la JFpi sont venus des quatre coins du pays. Les échanges, qui ont duré plus de 4h, ont été rehaussés par la présence de l’ambassadeur Koné Boubacar, responsable des structures spécialisées du Fpi, qui a félicité les jeunes pour leurs efforts depuis l’arrestation illégale du Président Gbagbo, le 11 avril 2011.
César Ebrokié in Notre Voie