Pour ceux dont la mémoire historique s’est asséchée, pour ceux dont la mémoire historique refuse de sourdre gangastrotagati, c’est-à-dire, à la manière du Gange, je tiens à rappeler ceci : Lorsque le 4 décembre 1977 Bokassa décida, avec l’agrément de la France, de s’inaugurer empereur de la Centrafrique, La France se cassa en quatre pour lui garantir une investiture réussie : La fanfare de la marine française fut spécialement convoyée à Bangui pour la cérémonie. Le ministère français de la défense détacha un bataillon de soldats pour assurer la sécurité de Bokassa et de ses invités à Bangui. Le gouvernement Giscard mit 17 avions à la disposition des Bokassa, de sa famille et de ses invités.
Qui aurait cru, en ce temps-là, que moins de deux ans plus tard, précisément le 20 septembre 1979, Bokassa serait accusé d’anthropophagie, se retrouverait sur la base militaire d’Evreux, nu, prisonnier pendant 4 jours dans son avion privé, avant d’être transféré 4 jours plus tard, comme un vulgaire colis, chez le président Houphouët ? Ouattara est encore un citron plein. La France mettra, bien sûr « le paquet » pour lui assurer une intronisation réussie. La France n’a pas d’amis ; elle n’a que des intérêts. Et cela, malheureusement, nos Nègres en redingote de majordome ne l’ont pas encore compris après 600 ans.
M. Frindethie
Fri, 13 May 2011 14:43:00 +0200
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