« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

CÔTE D’IVOIRE – À la CPI, les témoins de l’accusation sont entre fuite et aveux. À Abidjan, ce sont les avocats de Simone Gbagbo qui sont une préoccupation. Revue.

« Blocage total à la Cour d’assises », tonne LG infos, dans son édition du 7 décembre 2016. Le 5 décembre 2016, le journal informait déjà que les avocats de Simone Gbagbo « exigent, en vain au prétoire, la comparution du régime Ouattara», dont Soro Guillaume, Ahoussou Jeannot, Philippe Mangou. Non contente, la défense décide de ne plus participer au procès. L’accusée refuse également de comparaître sans son conseil.

Commission d’office d’avocats pour Simone Gbagbo, poursuite du procès sans l’accusée, telles sont les mesures du juge-président face aux décisions de la défense et de sa cliente. Mais « […] le dossier de Simone Gbagbo divise le bâtonnier et le juge », à en croire LG infos.

« Sollicité pour désigner des avocats d’office » pour l’accusée, apprend-on de LA VOIE Originale du 7 décembre 2016, « le bâtonnier privilégie les avocats de Mme Gbagbo ». Pour Me Adjé Luc, assurant l’intérim de bâtonnier de l’ordre des avocats, que cite le quotidien, « […] il ne faut pas perdre de vue que dans le procès équitable, ce qui paraît le plus essentiel, c’est la liberté du choix de sa défense par l’accusé ».

« Les avocats ivoiriens refusent de cautionner la parodie de justice », note Le Quotidien d’Abidjan, dans son édition du 7 décembre 2016, non sans dénoncer une « volonté mal dissimulée du juge de condamner un citoyen sur la base des humeurs des tenants du pouvoir ».

Aveux et disparition de témoins, à La Haye

« Pour mentir sur Gbagbo et Blé Goudé à la CPI », dénonce LA VOIE Originale, « le témoin avoue avoir été payé ». À la barre le 6 décembre, relaie soirinfo, le témoin Sanogo Brulay a affirmé avoir été « trop aidé moralement, financièrement », par Issiaka Diaby, président du Collectif des victimes de Côte d’Ivoire (Cvci). Pour la suite, confie Sanogo Brulay : « […] Il m’a dit […] : si on finit de témoigner, ils vont trouver un terrain d’entente pour nous soutenir un peu ». Des aveux au parfum de « scandale », que relève soirinfo, dans son édition du 8 décembre 2016. Même son de cloche chez Le Quotidien d’Abidjan, qui accuse Issiaka Diaby d’être à la tête du « réseau de faux témoins de [Fatou] Bensouda ».

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Fri, 09 Dec 2016 16:07:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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