Il faut Néanmoins reconnaitre la grâce faite par les autorités en autorisant la création des radios de proximité et de 2 radios commerciales, en l’occurrence Radio Nostalgie propriété de Dominique Ouattara (1ere dame) et radio Jam. Les radios de proximité représentent un intérêt local et prennent en compte la vie des communautés sur le plan social, économique et culturel en émettant dans un rayon de 10 km. Ainsi depuis juin 1998, les radios ont commencé à émettre suivant les recommandations du décret du 13 septembre 1995 fixant leurs règles de fonctionnement. Ils sont interdit de diffuser des émissions à caractère politique et de la publicité de marque. L’on recense plus d’une centaine de chaînes de radio disséminées sur l’ensemble du territoire avec une bonne concentration de celles-ci dans la seule capitale économique.
Si le secteur de la radio a fait quelques pas de tortue, la télévision reste à son point de départ. Le groupe (RTI) créé en 1962, reste la seule chaîne publique locale avec une chaîne nationale, RTI, la première devenue après la crise post-électorale RTI1, et 2 autres chaînes dans son réseau, tv2 et TV Bouaké.
Elle partage les ondes avec un opérateur privé (SEDACI) qui met à disposition de la population un bouquet de chaînes étrangères à péage. La diffusion de ces chaînes cryptées a donné lieu à un phénomène de piratage des chaînes par câblage à plusieurs utilisateurs, dénommée “Alkaida”. Du nom du groupe terroriste d’Ossama Beladen, c’est un réseau en toile d’araignée qui permet de desservir plusieurs autres usagers en chaîne étrangère pris depuis le décodeur de l’opérateur.
Que des discourts et de promesses faites jusque-là par les autorités. Plusieurs missions de prospection et d’ateliers organisés pour la mise en chantier de cette libéralisation tant attendue. Mais depuis aucune télé locale privée n’a commencé à émettre. L’investigation menée à la HACA, l’autorité censée piloter l’opération démontre que cette libéralisation n’est pas prête pour demain malgré le discours trompeur qui est servi chaque jour. Le montant annoncé d’un milliard FCFA pour l’acquisition d’une fréquence de télé commerciale a été faite sans que les membres du comité de pilotage ne soient installés et les conditions techniques devant accompagner le processus ne soient définies. On comprend que toute la démarche communicationnelle entreprise au tour du projet n’obéit qu’à une technique pour faire patienter les professionnels du secteur et les téléspectateurs. Sinon comment comprendre que le gouvernement fasse encore trainer les choses alors que la libéralisation de l’audiovisuel créerait de nombreux emplois dans le pays et lui permettra d’engranger un bon pactole?
À l’analyse, l’environnement politique délétère expliquerait la trainée des pas de l’autorité selon des voix. Malgré sa volonté manifeste, l’État a peur de vite lâcher les leviers de l’information aux mains de privés qui pourraient l’utiliser à mauvais escient et fragiliser davantage le climat social déjà tendu. La question est de savoir jusqu’à quand elle fera encore patienter le téléspectateur qui se lasse des programmes de la seule télévision nationale, surtout quand les autres pays Africains ont su passer cet examen de la libéralisation. Le régime n’avait-il pas eu recours à TCI, une chaîne non autorisée pour équilibrer l’information lors de la crise post-électorale qui a débouché sur sa prise du pouvoir?
oeildafrique.com
Wed, 17 Jul 2013 14:40:00 +0200
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