« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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« Journée d’indignation » organisée par Soro La Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr), est-elle complice ?

Les juges de la cour pénale internationale ont soutenu que les preuves contre le Président Laurent Gbagbo ne sont pas solides et ont demandé au procureur d’envoyer de nouvelles preuves. Depuis cette décision là, les Alassanistes qui s’attendaient à une condamnation illico du woody, ont pris une douche froide. Les preuves de l’accusation sont fausses, insuffisantes et imprécises. Laurent Gbagbo va donc vers une libération certaine. Les juges demandent un certain nombre d’informations et de précisions. Par exemple les juges demandent au procureur de prouver que Gbagbo avait mis en place une politique dont l’intention était de tuer les pro-Ouattara ; Qu’elle structure était mise en place, quand, où, et quel était son mode opératoire ? Concernant Abobo, les juges veulent savoir s’il y a eu des femmes tuées ; qui les a tuées et quelles étaient les cibles des bombardements ? En attendant donc l’arrivée supposée du procureur, Ouattara et ses sicaires sont dans les laboratoires pour fabriquer de fausses preuves et de faux témoignages. Le dimanche 15 juin, c’est le député Alphonse Soro président de l’Alliance pour le changement (Apc) qui a réuni des étudiants pro-Ouattara Dramane pour manifester ce lundi contre la décision de la Cour pénale internationale. « Les victimes se feront entendre dans le calme », a dit Alphonse Soro. A Abidjan, le régime mobilise déjà des « victimes fabriquées dans laboratoires » pour que la CPI ne libère pas Laurent Gbagbo. En fait leur intention est claire. La CPI a prouvé déjà qu’il n’y a pas de preuves contre Laurent Gbagbo et, l’ancien chef d’Etat a plus de chance d’être libéré. Cela fait peur à Alassane Ouattara. Pour plusieurs ivoiriens, cette marche est une véritable provocation au moment où l’on parle de réconciliation nationale. C’est pourquoi ils soutiennent que si cette marche a lieu sans une condamnation de la part de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr), c’est qu’il y a deux justices en Côte d’Ivoire. Une justice pour les pro- Ouattara et une autre pour les Pro-Gbagbo. Et Banny serait responsable de l’échec de la réconciliation nationale.

eclairdafrique.com

Wed, 17 Jul 2013 14:43:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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