« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Côte d’Ivoire Blé Goudé, grève, Mali: que du flou !

Suspicion autour de l’affaire Blé Goudé

Notre Voie relève que « trop de zones d’ombre » existent dans l’affaire Blé Goudé. Selon lui, si le pouvoir n’a pas diffusé à la télévision les images de Blé Goudé arrêté, comme ce fut le cas pour Lida Kouassi, ce n’est pas parce qu’il craint une révolte de ses proches et des pro-Gbagbo. C’est bien parce qu’il y aurait un arrangement entre eux. Selon lui, le pouvoir entend utiliser Blé dans la réconciliation et faire oublier Gbagbo. Car Touré Zéguen, un des proches de Blé Goudé en exil au Ghana, a fait des révélations et détaillé la prise de Blé Goudé. Dans L’inter qui titre « arrestation de Blé Goudé deal ou réalité », celui-ci affirme à l’analyse des faits, que c’est Blé Goudé qui a volontairement accepté de rentrer au pays. Tout le temps qu’il était à la BNI, aucun des proches encore ni son avocat n’a pu le voir jusqu’à son extradition. Et s’il n’a pas été présenté à la télévision, c’est parce qu’il est leur complice. Tout a été goupillé par Abidjan. La veille de son arrestation, cet ami dit que Blé Goudé a eu un long entretien téléphonique avec Soro Guillaume. Arrivé à la frontière de la Côte d’Ivoire, son cortège aurait été accueilli par le commandant Wattao, selon des témoignages des réfugiés à Elubo. Sinon, le Ghana se serait opposé s’il percevait un danger de laisser l’ex-ministre e Gbagbo dans les mains de « ses ravisseurs ». Soir Info nous livre que l’avocat ghanéen du leader du COJEP, Me Kwame Akuffo, a dit : « je ne comprends pas comment cela a pu se passer. Je pense que c’est regrettable et cela doit être condamné ». Pendant ce temps le FPI, lui « s’en lave les mains ». Car le président intérimaire du parti, Miaka Oureto, a déclaré vendredi que « ce n’est pas cela qui va nous détourner de notre devoir. C’est un devoir national ».

Grève dans la fonction publique

Les fonctionnaires ont décidé de mettre à exécution leur menace de grève. C’est ce qu’écrit Soir Info à la Une : « la grève maintenue ce matin ». Le président de la Confédération des Syndicats des Fonctionnaires de Côte d’Ivoire, Apollinaire Tapé a expliqué que « c’est un combat pour la survie. C’est pourquoi la grève des 21, 22 et 23 est maintenue. Nous irons jusqu’au bout dans une mobilisation totale et permanente ». Et face aux menaces de leur ministre de tutelle, ils ont répondu : « On s’en fout. C’est mieux de perdre trois jours de salaire et qu’on sourie plus tard, que de rester encore avec le même salaire pendant une dizaine d’années ». Dans Le Nouveau Réveil, Tapé Apollinaire a déclaré que « les menaces du ministre de la fonction publique et de la réforme administrative ne n’ébranlent guère la détermination des fonctionnaires et agents de l’Etat à aller jusqu’au bout de ce combat… ». A côté de cela, Le Temps rapporte que les 390 agents licenciés des structures et programmes de reconstruction, de réinsertion et réhabilitation communautaires réclament leurs droits. Depuis cinq mois, ces derniers disent attendre le paiement de leurs droits. Et si rien n’est fait jusqu’au 22 janvier 2013, ils passeront des nuits entières devant la Banque Mondiale, le Conseil National de Sécurité et l’ADDR, la nouvelle structure en charge de la réinsertion des ex-combattants.

Crise au Mali

« Jusqu’au bout contre le terrorisme », c’est qu’a décidé le sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO, lit-on à la Une de Fraternité Matin. En effet, le Président, Alassane Ouattara, président en exercice de l’organisation sous-régionale, a dit à ses pairs et devant Alain Juppé que « le moment est maintenant venu pour la CEDEAO et la Communauté internationale d’assurer la présence et l’opérationnalité de la Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA). Nous ne devrons donc pas faillir à nos engagements ». C’est pourquoi, L’Expression a titré que « Ouattara est pour une coalition contre le terrorisme ». Le chef de l’Etat ivoirien a affirmé que « la défaite inéluctable des narco-terroristes et le recouvrement de l’intégrité du Mali nous offrent l’opportunité unique de poursuivre un processus politique apaisé, respectueux de l’ordre républicain et des termes de la résolution 2085 ». Pour le Patriote, ce sommet extraordinaire en Côte d’Ivoire fait d’Abidjan « la capitale de l’anti-terrorisme ». Il relève que sur les quinze (15) chefs d’Etat de la CEDEAO, treize (13) ont répondu présent au sommet. Ce fut l’occasion pour le ministre français des Affaires Etrangères Alain Juppé de faire des clarifications. « La France est intervenue au Mali pour le respect de la légalité internationale, de l’Afrique et par amitié. Parce que le Mali, avec tout le respect et l’affection qu’on lui porte, est un pays pauvre. Donc la dimension financière totalement absente. Il s’agit de lutter contre le terrorisme et le narco-terrorisme. Si l’armée française n’intervenait pas, le Mali n’existerait plus », a-t-il souligné.

Par César DJEDJE MEL in linfodrom.com

Mon, 21 Jan 2013 16:05:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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