« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

CÔTE D’IVOIRE : Deux nouvelles attaques contre l’armée

La Côte d’Ivoire a subi dans la nuit de jeudi à vendredi 21 décembre deux nouvelles attaques, avec la descente d’hommes armés sur une caserne de la gendarmerie ainsi que l’attaque d’un poste de l’armée, apprend-on auprès de l’état-major.

Des hommes armés ont ainsi attaqué le poste de l’armée ivoirienne installé à Agbaou, un village à une centaine de kilomètres au nord d’Abidjan, blessant deux militaires

Durant la même nuit, la gendarmerie de "Toits-Rouges", un secteur du quartier de Yopougon, à l’ouest, "a été attaquée vers 3 heures du matin [4 heures à Paris, NDLR]. Des individus non identifiés ont ouvert le feu sur la caserne, les tirs ont été intenses mais [les assaillants] ont été repoussés", indique une source à l’état-major. Selon une autre source militaire, un gendarme a été blessé lors de l’attaque et des véhicules ont été brûlés.

"Ça a tiré très fort pendant deux heures", rapporte une habitante du secteur. D’autres témoins évoquent aussi des tirs très intenses.

Kalachnikov et lance-roquettes

Selon une source sécuritaire occidentale, les assaillants étaient armés de kalachnikov et de lance-roquettes.

Le régime du président Alassane Ouattara est confronté depuis août à une vague d’attaques, souvent meurtrières, contre les forces de sécurité et des sites sensibles. Le gouvernement les impute à des partisans de Laurent Gbagbo, ce que le camp de l’ex-chef de l’Etat dément.

La dernière attaque remonte au week-end dernier, après plusieurs semaines d’accalmie : deux éléments des Forces républicaines (FRCI, armée) avaient été tués à Agboville, au nord d’Abidjan.

L’attaque de Yopougon intervient alors que la justice a accordé jeudi la liberté provisoire à huit proches de Laurent Gbagbo, dont son ex-Premier ministre Gilbert Aké N’Gbo, détenus après la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011 qui a fait environ 3.000 morts.

Cette mesure est apparue comme un geste d’apaisement après le regain de tensions des derniers mois.

Par Le Nouvel Observateur avec AFP

Fri, 21 Dec 2012 22:32:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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