Le rapport relève en particulier les attaques des FDS avec des miliciens et mercenaires contre les populations des quartiers d’Abobo et de Yopougon à Abidjan, ainsi que des « attaques et exactions par les FRCI et leurs alliés contre les populations d’origine guéré ». Les incidents les plus graves ont été commis à Abidjan et dans l’ouest, notamment à Duekoué où a été perpétré un véritable massacre (les enquêteurs parlent de 505 personnes tuées par les forces liées à Ouattara). Au total « quelque 3 000 personnes ont pu être tuées ».
Depuis, les violences n’ont pas cessé. « Les nombreuses victimes, essentiellement dans les régions de l’Ouest, du Sud-Ouest et d’Abidjan continuent de payer un lourd tribut », écrit la commission. Dans leur rapport final les enquêteurs expliquent ainsi plus précisément : « Bien que les attaques directes contre des civils par les forces de sécurité aient quelque peu diminué (depuis l’arrestation de Gbagbo – NDLR), la situation des droits humains en Côte d’Ivoire reste précaire. » Les FRCI d’Ouattara ont soumis les populations, souvent sur la base de critères ethniques, à des arrestations et détentions arbitraires, à des violences, à des viols, des tortures et à des exécutions sommaires. La commission note par ailleurs les abus et l’indiscipline des FRCI, composées de plusieurs groupes différents et dont la structure de commandement n’est pas clairement définie, faisant courir un grand risque à « la cohésion sociale et la réconciliation ». De même et c’est ce qu’ont déjà pointé plusieurs ONG comme Human Rights Watch, la décision de la commission de garder confidentielle une liste de personnes considérées responsables de crimes graves constitue un frein à l’exercice de la justice et de la vérité. Pour l’heure, elle se contente de recommander au gouvernement ivoirien, que préside désormais Ouattara, de veiller à ce que les auteurs des violations des droits de l’homme soient traduits en justice. Vraiment tous ?
humanite.fr
Fri, 17 Jun 2011 14:01:00 +0200
L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…
Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…
Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…
Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…
Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…
This website uses cookies.