Jeune Afrique : Lorsque vous vous rendez sur le terrain pour expliquer le projet de nouvelle Constitution, que vous disent les électeurs rencontrés ?
Christophe Kouamé : Les populations en voie de paupérisation ne comprennent pas toujours l’intérêt de cette réforme. Pour elles, l’urgence est avant tout de faire en sorte qu’elles puissent manger tous les jours.
Certains ne comprennent pas non plus l’intérêt de créer un Sénat, de créer un poste de vice-président. Pour eux, cela coûtera de l’argent, des fonds qui pourraient être investis pour lutter contre la pauvreté. D’autres électeurs rencontrés ne savaient même pas qu’un référendum sur la Constitution aura lieu ce dimanche 30 octobre.
Le débat semble de plus en plus politisé entre le camp du « oui » et celui du boycott. Le constatez-vous sur le terrain ?
Nous sommes dans un pays encore divisé, le débat autour du référendum commence à être trop orienté. On dit aux populations d’aller voter « oui » pour la paix, et donc certains pensent que s’ils votent « non », ils voteront contre la stabilité, contre la paix, ce qui complique notre travail de pédagogie sur le terrain. La politisation du scrutin est trop importante et certains perdent de vue le véritable enjeu.
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Fri, 28 Oct 2016 10:42:00 +0200
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