« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Côte d’Ivoire, l’histoire nous regarde et le futur nous attend

À quoi comparerons-nous la Côte d’Ivoire sous le règne de Dramane Ouattara ? À un malade, certes rongé par un mal pernicieux mais que des individus, aux mains de qui il se trouve, s’efforcent à la présenter comme une personne en pleine forme. Leur objectif: dissimuler leur incompétence. Voilà en substance, ce à quoi ressemble notre pays, dirigé par monsieur Ouattara et ses acolytes. Misère ! Ce pouvoir à eux offert par la France, a fini par leur monter à la tête, au point qu’ils en sont devenus complètement ‘’accros’’.
Est-ce une vue de notre esprit ? Prêtez l’oreille, les échos en provenance du pays ne sont pas bons : les ivoiriens souffrent, les tensions sociales s’amplifient, la méfiance est palpable, les hommes de Ouattara pillent, tuent, violent, torturent, enlèvent et arrêtent qui ils veulent, sans vergogne et en toute impunité, massacrent les populations civiles, sous l’insidieux prétexte de vouloir « désinfecter », de « nettoyer » le pays de « sales cafards ». Ceux que les ouattaristes désignent comme des cafards, ne sont rien d’autre que les personnes reconnues ou soupçonnés d’être proches de Laurent Gbagbo. Tous ceux ou celles qui ne chantent pas la même chanson qu’eux.

Rien ne va

Aujourd’hui, affirmer que « ça ne va pas dans le pays » est passible de poursuites. Les auteurs de tels propos risquent l’emprisonnement pour tentative de déstabilisation et ce, tant que ‘’Ouattara-tchè’’ est assis dans le fauteuil présidentiel. Pourtant la réalité est là. Ecoutez les conversations des ivoiriens, dans les bureaux, au marché, aux coins de la rue, dans leurs maisons…, les mots sont amers et les phrases acides.
Pourtant…, le tapis rouge est déroulé à Dramane, en Israël. Les journaux aux ordres s’en font l’écho, usant des titres les plus élogieux à son égard. Pourtant…, la réalité se trouve ailleurs, la perdre de vue, relève de la mauvaise foi. Elle est là, c’est l’insécurité généralisée, ce sont les combats à l’ouest, avec en filigrane, le énième massacre du peuple wê, ce sont les arrestations des pro-Gbagbo, c’est l’angoisse des populations craignant la reprise imminente des hostilités.

À qui la faute ?

Qui doit-on rendre responsable de ce désordre? Certainement celui qui les a crées. N’allons pas plus loin, Alassane Ouattara a armé des milliers de mercenaires burkinabés, des dozos, des bandits de grands chemins et les a déversé dans tout le pays. Dans son propre camp, les extrémistes doublés d’un illettrisme congénital, ne rêvent que de vengeance. Monsieur Ouattara ne récolte donc que ce qu’il a semé. Ce n’est pas la faute à Laurent Gbagbo, encore moins ses partisans.
L’autre triste réalité, c’est monsieur Ouattara et ses compagnons qui effectuent des voyages intempestifs à travers le monde pour véhiculer une image tronquée de la Côte d’Ivoire, qui ne nomment que leurs amis et parents dans l’administration, dans l’armée, qui se moquent de la misère des ivoiriens en ne leur faisant que des promesses, rien que des promesses.
Bref, la Côte d’Ivoire est malade, mieux, elle agonise sous ce régime frileux et anarchique, qui refuse de le reconnaitre et d’en assumer les conséquences. Continuerons-nous donc, nous aussi, à assister passivement à son agonie ? L’histoire nous regarde et le futur nous attend.

Marc Micael
Zemami1er@yahoo.fr

Thu, 21 Jun 2012 19:48:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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