"Nous intervenons en cas de danger imminent" de mort pour les civils, "mais on ne peut pas être sur chaque cas, c`est irréaliste, avec 10.000 hommes, on ne peut pas protéger tous les Ivoiriens qui sont 20 millions", a déclaré M.
Choi à la presse.
Il a précisé que l`Onuci fait "de la dissuasion" en organisant "800 patrouilles par semaine", mais que "la première responsabilité" de la protection des civils "incombe aux autorités ivoiriennes". "Le défi le plus urgent est sécuritaire", a-t-il ajouté.
Les autorités ivoiriennes ont selon lui à leur disposition quelque "200.000 hommes", membres de l`armée, de la gendarmerie et de la police, qui, a-t-il dit, doivent être regroupés "en une seule structure".
La commission d`enquête internationale sur les violations des droits de l`Homme en Côte d`Ivoire a affirmé vendredi que les crimes se poursuivent dans l`ouest, poussant des habitants à fuir cette région meurtrie par la crise post-électorale entre partisans du président Alassane Ouattara et ceux du président déchu Laurent Gbagbo.
"La situation demeure inquiétante, mais nous avons fait tout ce qu`on peut humainement faire", a affirmé M. Choi qui a participé à Dakar à une réunion des chefs des missions de paix de l`ONU en Afrique de l`Ouest (Côte d`Ivoire, Liberia, Sierra Leone et Guinée Bissau).
Son homologue du Liberia, Ellen Margrethe Loj, a pour sa part annoncé que "des discussions" ont lieu entre la mission de l`ONU dans ce pays et l`Onuci pour "surveiller" la frontière entre les deux pays et tenter de prévenir la circulation d`hommes armés, miliciens ivoiriens et mercenaires libériens.
A l`approche des élections générales prévues au Liberia en octobre "nous faisons de notre mieux", avec l`Onuci, mais aussi le gouvernement libérien, "afin de réagir" à cette circulation d`hommes armés entre les deux pays,
a-t-elle affirmé.
"C`est un immense défi", a déclaré Mme Loj, car la frontière commune est de 700 km de forêt tropicale truffée de point de passage inaccessibles. "Nous avons noté des incidents dans des villes frontalières et nous allons renforcer notre présence à la frontière", a-t-elle assuré.
Le gouvernement libérien a fait état de l`arrestation récente sur son territoire de plusieurs de ses ressortissants, une centaine, selon Mme Loj, accusés d`être des mercenaires ayant participé aux violences post-électorales en Côte d`Ivoire.
Le Liberia est sorti en 2003 de 14 années de guerres civiles qui ont fait quelque 250.000 morts et craint le retour des mercenaires armés libériens partis se battre en Côte d`Ivoire, principalement aux côtés des forces de Laurent Gbagbo, ainsi que la venue de combattants ivoiriens des deux camps.
AFP
Sat, 28 May 2011 19:29:00 +0200
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