« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP

Crime crapuleux: Un enfant de 5 ans tué et dépouillé de ses boyaux

Horrible, macabre, les mots ne suffisent pas pour décrire le crime qui a été perpétré, hier à Bonoua, cité située à une quarantaine de kilomètres d’Abidjan.
Un gamin de 5 ans tué, éventré, ses boyaux enlevés, de même que le sexe sectionné. Ce sont des images insoutenables que les témoins de la scène nous ont fait parvenir, dans la soirée du jeudi 13 septembre 2012. La victime, un nouvel écolier, inscrit cette année même au cours préparatoire première année (CP1), a été enlevé dans l’après-midi du mercredi 12 septembre, alors qu’il était censé aller à l’école. Ne le voyant pas regagner le domicile familial, ses parents ont signalé sa disparition depuis ce jour.

Selon les témoignages recueillis, l’enfant a probablement été drogué par ses ravisseurs avant de l’enlever et le conduire au lieu de supplice. Après l’avoir fait passer de vie à trépas, ces derniers l’ont dépouillé de tout son intérieur (intestins, poumons et c?urs enlevés) avant de tenter de se débarrasser de ses restes, dans un champ de manioc au Parc Mploussoué, dans la périphérie de la ville de Bonoua. En arrivant dans sa plantation, le propriétaire des lieux, surpris d’apercevoir un sac a moitié plein, pense tout de suite à des voleurs qui auraient abandonné leur butin, croyant y trouver des régimes de bananes volés.

Au moment où il se prépare à découvrir le contenu du sac, il est assommé d’un violent coup de massue par l’un des ravisseurs tapis dans l’ombre. Très robuste, le planteur résiste à son agresseur, qu’il arrive à maitriser au bout d’une rixe. Avec lui, il fait la découverte macabre. Sur le coup, il alerte les autorités policières, qui mettent le grappin sur l’assassin présumé. Un jeune d’une vingtaine d’années dénommé Boni Evrard. Celui-ci a été conduit manumilitari au commissariat pour répondre de son acte. La nouvelle, comme une trainée de poudre, s’est répandue dans la ville de Bonoua où tous les habitants s’interrogent sur le mobile de ce crime crapuleux.

F.D.BONY in L’Inter

Fri, 14 Sep 2012 08:41:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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