« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP

Des implants médicamenteux au cœur du globe oculaire

La présence d’œdème à l’intérieur de l’œil, ce n’est jamais très bon pour la vision, surtout si cet œdème est localisé au niveau de la macula qui est le point le plus important de la rétine pour la vision de précision. Or cela peut se produire à la suite d’une occlusion de la veine centrale de la rétine ou encore dans la dégénérescence maculaire liée à l’âge, la rétinopathie diabétique (une complication du diabète) ou les uvéites (inflammations intraoculaires). Dans toutes ces situations, les ophtalmologistes cherchent donc à faire régresser l’œdème, d’autant que ce dernier peut persister des mois.

«Jusqu’ici, il était possible d’injecter des médicaments à l’intérieur de l’œil, avec une durée d’action relativement longue: par exemple, un mois pour le Lucentis®», explique le Dr Laurent Benzacken (CHU Aulnay-sous-Bois). Mais depuis peu, le premier implant médicamenteux intraoculaire autorisé en France, l’Ozurdex®, peut être proposé pour traiter un œdème maculaire, notamment après une occlusion de la veine centrale de la rétine. Il s’agit d’un petit implant biodégradable de 6 millimètres de long, mis en place à l’intérieur de l’œil par injection. Avantage: son action dure théoriquement 6 mois (plutôt 4 ou 5 en pratique). Inconvénient: le manque de recul relatif.

«La prudence est de mise car il s’agit d’un implant de corticoïde donc il existe un risque non négligeable de glaucome secondaire et c’est pourquoi ce traitement est contre-indiqué en cas de glaucome existant mal équilibré ou nécessitant déjà plus de deux traitements. L’autre risque – celui de survenue d’une cataracte – est moins problématique. En effet, dans la tranche de la population concernée par une occlusion de la veine centrale de la rétine, soit les plus de 60 ans, on trouve déjà bien souvent une cataracte opérée ou qu’il faudra opérer ultérieurement. Dans tous les cas, la surveillance après injection de l’implant médicamenteux est capitale: elle se fait après 7 jours, puis 1, 2, 3 et 4 mois après la première administration. Seulement en l’absence de survenue de complications, elle peut alors être allégée , explique le Pr Bahram Bodaghi (DHU Vision et Handicaps, université Pierre et Marie Curie, hôpital Pitié-Salpêtrière).
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Fri, 31 Jan 2014 01:09:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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