« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

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Dialogue Ouattara-FPI / Gervais Coulibaly, président du CAP-UDD au FPI : ‘‘Si c’était pour en arriver là, il fallait commencer au moment où vous nous taxiez de traîtres’’

Le président de Cap Unir pour la démocratie et le développement a jeté le samedi 15 décembre 2012, un pavé dans la marre du Front populaire ivoirien (FPI). Au cours d’un séminaire destiné aux militants de CAP-UDD et à ceux du Congrès ivoirien pour le développement et la paix (CIDP), Gervais Coulibaly a commenté l’actualité politique ivoirienne, marquée par l’annonce d’un dialogue Alassane Ouattara-FPI, dont le médiateur est le Président du Sénégal, Macky Sall. Selon le président de CAP-UDD, l’opposition a raté le virage des élections législatives, parce que certains partis de cette opposition n’ont pas su apprécier les réalités, notamment le FPI. «La route que nos camarades sont en train de vouloir prendre en faisant le tour du monde à la recherche de médiateurs, on n’avait pas besoin d’y arriver. On pouvait dès le début, si nous étions allés à ces législatives et qu’on avait eu 30 députés pour notre famille, aider notre pays. Mais on fait le tour du monde, on annonce à ses militants qu’on va devoir dialoguer, il n’y a plus de préalables, que de temps perdu ! Que de vies humaines perdues pour rien. J’attends que tout le monde rentre des différents voyages, qu’ils fassent le pas et je leur dirai que si c’était pour en arriver là, il fallait commencer au moment où vous nous taxiez de traîtres. Gbagbo Laurent n’est toujours pas sorti de prison, Simone Gbagbo est toujours à Odienné, Michel Gbagbo est toujours à Bouna, ceux qui sont en exil le sont toujours. Qu’est-ce qui a changé et puis, on veut discuter? Rien», a indiqué Gervais Coulibaly à l’endroit du FPI. Le président du CIDP, représenté par son vice-président, Dr Lorougnon Félix, a insisté sur le danger que représente un militant mal formé. «Un militant qui n’est pas formé est un danger pour lui-même, pour son parti et pour la société», a indiqué Dr Lorougnon Félix, avant de traduire ses remerciements au formateur, Charles Yaovi Djrékpo, directeur-résident du National Democratic Institute (NDI). Deux thèmes ont été retenus pour cette première formation politique destinée aux militants de CAP-UDD et du CIDP : «Comment élargir les bases d’un parti politique ?» et «Comment gérer un parti politique ?».

Olivier Dion in L’Intelligent d’Abidjan

Mon, 17 Dec 2012 10:27:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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