« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Dialogue politique à Grand-Bassam: La sortie hasardeuse de Fologo

L’ex-président du Conseil économique et social démis, en violation des textes, par Alassane Dramane Ouattara pour installer Marcel Zadi Kessy, a fait une sortie malheureuse, samedi dernier. Faisant un procès d’intention au Fpi qui, jusqu’à preuve du contraire, demeure un des alliés du Rpp, son parti politique, au sein de la Convention nationale pour la résistance et la démocratie (Cnrd, mouvement favorable à Gbagbo). En effet, répondant à la presse qui lui a demandé pourquoi le Fpi n’a pas signé le communiqué final, Fologo a automatiquement attaqué le parti créé par Laurent Gbagbo. « Un parti politique en vaut un autre. Si le Fpi n’a pas signé aujourd’hui, il viendra un autre jour pour signer», lâche-t-il. Suscitant des éclats de rire d’une partie de l’auditoire. Il ne s’arrête pas là. Laurent Dona Fologo s’engouffre dans des éloges à l’endroit d’Alassane Dramane Ouattara qu’il qualifie d’ « homme de dialogue » pour avoir, à l’en croire, tendu la main à tous. «Si on a perdu le pouvoir quelque soit les conditions, il faut se mettre au travail. On ne peut pas éternellement rester dans les querelles. Ouattara parcourt la sous-région pour faire le dialogue. Hier (parlant de jeudi dernier), il a encore reçu des chefs d’Etat pour dialoguer. C’est ce qu’on veut parce que moi-même je suis allé en Afrique du Sud pour le dialogue. Le président de la Côte d’Ivoire, c’est Ouattara. Il travaille. Il veut donner du travail à nos jeunes frères », poursuit-il sur un air de raillerie à l’égard du Fpi.
Au moment de sortir de la salle, à la porte, le ministre Sidiki Konaté déclare au milieu de l’assistance : «Est-ce que c’est le Fpi qu’on mange ici ?» et l’autre ministre de Ouattara, Anne Ouloto, éclate de rire.
Déjà la veille, lors d’une conférence de presse improvisée à Grand-Bassam, le ministre Koné Bruno soutenu qu’ « avec ou sans le Fpi, ce dialogue va se tenir ». On comprend aisément donc que le pouvoir Ouattara veut d’un semblant de dialogue avec des partis d’opposition qu’il contrôle comme ceux de Fologo, Gervais Coulibaly etc.
Mais que vaut concrètement un dialogue politique dans ce pays sans le principal parti d’opposition qu’est le Fpi ?

B. K. in Notre Voie

Mon, 30 Apr 2012 11:59:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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