Une gestion artisanale et crapule du centre
A la manette, les sieurs Abou Touré, entrepreneur, et Tanoh Kassi, ex-instituteur. Ces deux larrons en foire ont le vent en poupe puisqu’ils disposent de toutes les ressources du centre à leur guise. En effet, depuis environ six mois, Mme Dosso, grâce à Access Canada, est partie en Amérique du Nord. Mais le hic est que le salaire de cette brave dame est toujours payé par le trésor public. Ne croyez surtout pas qu’elle en bénéficie. Pour la paie des 21 et 23 Août 2012, c’est Mme Kouagny (fille de salle vacataire au Fsucom Port-Bouet 2 mais fonctionnaire au Chu de Yopougon) qui a retiré le pactole. Pour la deuxième paie, le 17 Septembre 2012, le traitement de l’aventurière a été perçu par une jeune fille à qui Kassi aurait remis 2.000 francs pour le transport. Quelle folie ! Le jour de la paie, Kassi surveillait de près tous ceux qui ont bénéficié des augmentations farfelues, avec son sachet bleu dans lequel il fourrait les liasses récupérées. Résultat des courses : 5 millions. Dans cette grisaille, comment s’étonner que Touré Rokya qui est en fonction au service comptabilité de l’hôpital général de Gagnoa émarge ici dans « l’hôpital de son géniteur » en empochant 400.000 francs? Le don d’ubiquité ! Ce 17 septembre, Ouattara Béatrice a dû supplier ses collègues afin de laisser passer Rokya qui devrait retourner à Gagnoa. Bien sûr que cette fille est fictive à Port-Bouet 2 ! Cette caste « inconnue » est étoffée par Sylla Mariam, Tra Lou et Amy qui ont été engagés les 5 et 7 novembre derniers après le passage des contrôleurs du ministère qui demandaient l’état des lieux. Comment justifier la présence de ces personnes qui ne servent pas dans le centre dans les états du trésor public? Pour enfariner le ministère, il faut recruter officiellement les agents fictifs en gardant leur salaire intact. Ainsi, sous le fallacieux prétexte qu’ils auraient travaillé pendant la période de braise de décembre 2010 à avril 2011, des agents ont vu leur salaire multiplié par dix et les anciens que le Pca ne peut manipuler n’ont reçu aucune augmentation. Parmi les heureux élus, il n’y a que Ouattara Maman qui pourrait répondre à ce critère. Pour se rendre compte de la supercherie, il suffit que l’état se désengage pendant quelques mois. Les résultats seront implacables. De plus, pour comprendre que les faux salaires sont en train de devenir les vrais salaires, il suffirait de suivre une traçabilité des salaires. Par exemple, l’on pourrait partir de 2007 à 2012, depuis l’artisanal système main à main au paiement par virement à la Coopec Ananeraie et Ecobank-Niangon en exigeant les bulletins de paie des agents. L’on se rendrait compte des abysses creusés par ces faussaires dans le cour de nos deniers. La ruse. Et ces dysfonctionnements créent aujourd’hui malaise et frustration dans le centre. Et les agents se regardent en chiens de faïence quand on sait que le vigile, Abdallah Barry, avec ses 100.000 francs mensuels, est un privilégié par rapport aux infirmiers et autres sages-femmes du centre. N’est-ce pas là un crime de lèse-majesté ? Et puis, malgré les renvois de près de six médecins et infirmiers, la masse salariale payée par le contribuable demeure pareille. Secret de polichinelle.
La fertile cacaoyère des Touré et de Tanoh
En dehors de la gestion scandaleuse des ressources humaines, le matériel hospitalier connait aussi un authentique sort de la part des affairistes. Le Fsucom possède un labo en son sein mais le matériel voyage très souvent dehors pour nourrir des intérêts particuliers et cupides. Avant l’inspection des contrôleurs du ministère, les appareils d’écographie et d’analyse ECG qui avaient été transférés depuis des mois dans une clinique privée (« Clinique La Passerelle ») non loin, au pied du nouveau marché de Bort-Bouet 2, sont retournés au bercail. C’est dans cette clinique que sont orientés les patients à qui l’on demande des examens. Le gynécologue du centre ne peut sortir vivant de ce coup de massue ! Il est trempé jusqu’au cou. A qui appartiennent finalement ces machines qui rapportent respectivement 8.500 francs et 5.000 francs par examen? Bien sûr, entre le Pca et les responsables de « La Clinique La Passerelle », il existe forcément un deal. Il n’est pas certain que les retombées de ces examens voient le chemin des caisses du Fsucom. Et d’ailleurs pourquoi ce transfert, sachant que ces centre ont été créés pour accomplir du social ?
Par ailleurs, dans le Fsucom de Port-Bouet 2, le système dépôt-vente a des failles couvertes de voiles noirs surtout quand on sait que le statut de l’établissement l’oblige à n’avoir pour fournisseur que la PSP (pharmacie de la santé publique). Pourtant, parfois, se moquant de la santé des malades, Roxy-Adjamé devient une pharmacie d’approvisionnement pour Mr Touré et sa clique. Un centre hospitalier qui achète « des médicaments par terre » ! Sacrilège ! Pouvait-il en être autrement quand ses gestionnaires sont des commerçants mercantiles? Les contrôleurs de la PSP n’y voient que du feu.
De plus, la gestion des 14 millions de dette payée en 2011 par le Fonds de prévoyance de la police a été très opaque. Mr Touré a-t-il gardé par devers lui 10 millions de ce pactole ? Seul un vrai contrôle peu nous situer. Mme La ministre, sur ce dossier, vous serez aussi jugée. J’espère que vous ne vous laisserez pas emportée par les eaux tumultueuses que charrie cette indélicate camarilla.
En outre, la tutelle devra chercher à comprendre ce qui fait courir les responsables du Fsucom de Port-Bouet 2 de banque en banque ; il y a anguille sous roche dans ces valses entre la Coopec Ananeraie et Ecobank Niangon où les virements du personnel étaient faits avant que l’état n’introduise sa politique sociale de gratuité. D’ailleurs, ici, cette recommandation est-elle respectée ? J’en doute. Ainsi, on se fout des patients, du contribuable ivoirien et de l’état.
La mafia et la loi de l’omerta
Pour boucler la boucle, il y a quelques années, quand le Pca était en pèlerinage à … la Mecque, ses épouses venaient chercher la popote quotidienne des mains de Ouattara Béatrice, une caissière du centre. Même ses transferts de crédits d’appel sont payés par le centre au vu et au su de tout le monde. Qui oserait broncher ? Galé Paul, ex-aide-soignant, en passe d’affectation en tant qu’infirmier fonctionnaire a même été cuisiné après notre premier article. Le pauvre innocent. La compression n’est pas loin. Combien sont-ils ces agents qui sont entrés dans ce centre grâce au Pca ? Les grains d’un chapelet. Mr Touré a l’art de manipuler les hommes et l’argent. Depuis 1997, il préside le Conseil d’Administration en violation et manipulation des textes régissant la formation sanitaire. Ce Fsucom est le champ de Touré. Une maffia !
Des menaces de mort !
Après les deux premiers articles sur les dossiers sales du Fsucom de Port-Bouet 2, des menaces de trépas ont commencé à pleuvoir sur votre serviteur. Les numéros utilisés pour ces appels de malfrats sont les 48.21.75.97 et 55.99.59.27. Puisque les numéros ont été identifiés par les entreprises de téléphonie, nous espérons que la police fera son travail pour arrêter ces sicaires en vadrouille. Mais d’ici là, dégustons leurs sublimes perles de rodéos ivoiriens : « Nous avons un référé du Parquet contre toi », « Tu connais Abou Touré et Sylla Mariam ? », « C’est toi qui accuses Mme la ministre et Abou Touré dans les journaux ? », « Nous devons te rencontrer ; c’est très important. », « Tes parents vont pleurer ; tu vas te retrouver bientôt au cimetière. », « Le jour on te verra, tu es un homme mort.», « On va te tuer et puis y a rien » . Puérile tentative d’intimidation de Mr Abou Touré et ses comparses.
Il est temps que les autorités de ce pays se réveillent pour mettre fin aux actes délictueux de ces sordides mafieux qui s’enrichissent sur le chétif dos des Ivoiriens. Il faudra contrôler la gestion du conseil d’administration de Mr Touré et Tanoh Kassi. Trop c’est trop, Mme la Ministre ! A moins que ces voleurs à cols blancs ne soient indéboulonnables. Que la lumière soit !
Soilé Cheick Amidou in Lebanco.net
Mon, 26 Nov 2012 00:40:00 +0100
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