Encadré
Les producteurs quand même déçus
Malgré cette légère hausse du prix du kilogramme de cacao, les producteurs sont restés sur leur faim. Ils s’attendaient tous à un prix garanti. Ce qui devrait mettre fin à la fuite du cacao ivoirien et permettre à l’économie ivoirienne de profiter des mannes financières de cette importante quantité de fève. Mais c’est peine perdue ! Il n’y aura pas de prix garanti. Les cacaoculteurs auront donc à se conformer au système de prix indicatif. C’est-à-dire le prix peut chuter à tout moment ou augmenter. Le deuxième cas, expliquent des experts, est quasiment impossible, parce que les multinationales maîtrisent parfaitement les prévisions de récoltes que les Ivoiriens eux-mêmes, de par leur présence dans les champs. Conséquence : elles ne s’apprêtent à aucun jeu de spéculation sur la baisse de récolte. Comme le font par exemple les pays exportateurs de pétrole. Ce qui n’est pas le cas du Ghana, où le gouvernement a pris toutes les dispositions de sorte que les multinationales n’interviennent pas directement dans les champs. Car, pour les autorités de ce pays, le cacao est un élément stratégique. Pour la campagne 2010/2011, le prix du kilogramme du cacao a été fixé au Ghana à 1087 FCFA. Les Ghanéens ne s’en plaignent pas, parce que c’est un prix garanti.
HK
Avec le partenariat de l’Intelligent d’Abidjan
Sat, 02 Oct 2010 12:35:00 +0200
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