« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

FPI – Affaire nomination des exilés : « Le devoir du militant, ce n’est pas chercher à être dans une direction, mais à faire avec la force de son âme ce qui est recommandé par son parti, là où il se trouve pour faire avancer la cause de son parti. »

Mon avis a été publié par l’Intelligent d’Abidjan repris par La Dépêche d’Abidjan du mardi 10 septembre. Il faut vous y reporter. Il faut savoir que si je partage certains posts c’est souvent pour susciter le débat et je vous félicite tous pour vos opinions aussi divergentes qu’intéressantes sur la question soulevée par Apollos Dan Thé. De mon point de vue, l’essentiel est ailleurs. Le devoir du militant, ce n’est pas chercher à être dans une direction, mais à faire avec la force de son âme ce qui est recommandé par son parti, là où il se trouve pour faire avancer la cause de son parti. Bernard B. Dadié est militant du PDCI. A-t-il besoin d’être dans une direction de ce parti lui dont le combat pour la dignité africaine et les idées progressistes toujours d’actualité font autorités dans la sphère politique de notre pays? Si votre objectif est d’être copté dans une direction, ce qui, somme-toute, est légitime, il faut avec un peu d’humilité savoir attendre votre heure. Moi, ici en exil, pour le militant du Fpi que je suis, mon travail bien compris est de participer par mes écrits, déclarations, interviews et autres à la lutte que mènent de nombreux Ivoiriens très souvent anonymes tous victimes du délabrement de la nation, pour la restauration de notre pays et pour la libération et le retour glorieux du président Laurent Gbagbo. C’est la seule lutte qui vaille d’être menée. Et je suis et reste attentif à cela. Et c’est à cela que la direction du Fpi doit s’attacher. Et c’est à cela que j’en appelle à la mobilisation de tous. Pour la survie de tous et de chacun.

Lazare Koffi Koffi

Le Post d’Apollos Dan Thé : Nouveau bureau du FPI, très bien mais pouvait être presque parfait si…

A mon avis, le président Affi a mis en place une très bonne équipe mais le fait que les cadres du FPI en exil n’y figurent pas est un point négatif. Leur inclusion aurait vraiment complété ce bureau qui de toute évidence, a été fait en ayant à l’esprit de confier des responsabilités aux membres du parti qui ont eu à œuvrer à sa survie. Je pense que les cadres du FPI en exil ont aussi œuvré à sa survie et de leurs pays d’accueil, ils offrent des opportunités d’ouvertures africaines au FPI et ils auraient pu avoir l’onction de leur parti pour continuer ce travail. Par exemple, nommer Assoa Adou ou Katinan comme secrétaire chargé du partenariat idéologique avec les partis et groupements politiques africains aurait eu un grand impact non seulement sur l’orientation idéologique afrocentrée mais surtout cela aurait confirmé que le cadre du FPI, même en exil, continue de travailler pour son parti, ce qui est effectivement le cas, car ces cadres là, de leurs différents lieux d’exil, font le travail du parti.

Toutes les personnalités du FPI en exil, anciens ministres des différents gouvernements du président Gbagbo qui sont FPI auraient pu être responsabilisés. Si ce bureau a pu avoir 10 vice présidents, c’est qu’il pouvait en avoir 15 et plus et cela n’aurait rien changé.
L’argument qui dit qu’ils ne sont pas sur le terrain et ne peuvent pas être présents aux réunions n’est pas solide. De nos jours, le terrain politique n’est plus physique et il n’est plus limité aux frontières nationales. Leur nomination aurait aussi lancé un message fort de solidarité militante et aurait pu contribuer à faciliter leur retour.

Bref, c’était un avis comme on se permet d’en donner, même quand on ne nous le demande pas.
Cela dit, le plus important c’est que chacun, où qu’il soit, officiel ou officieux, nommé ou non, qu’il fasse avancer le combat, parce que nous avons un pays à libérer et nous comptons sur cette équipe pour être le fer de lance de la lutte.

Ce n’est pas un gouvernement qui a été fait, mais bien une équipe pour aller au front, donc que chacun retrousse ses manches et mouille le maillot.

La lutte continue….

Source : facebook

Wed, 11 Sep 2013 10:37:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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