Les prisonniers et les exilés politiques…
«Le deuxième message est que je suis allé au Ghana. J’ai vu la maman du Président Gbagbo. Elle se porte très bien. Elle joue même à l’awalé. Notre fils Blé Goudé se porte également très bien. Il est là où il est. Je n’en dirai pas plus. Seulement sachez qu’il va continuer le combat. C’est du Ghana que je venais et ils ont voulu s’amuser avec moi. Ils m’ont arrêté et m’ont conduit à la Dst. Mais moi, je connais la Dst depuis longtemps. Je connais le sous-sol de la Côte d’Ivoire. Où ils vont m’emmener encore ? Vous pouvez donc rester tranquilles. Aujourd’hui, on est à l’ère des faux courageux. Ils ont la kalachnikov en main et se disent courageux. Nous, nous n’avions rien de tout ça sous un Houphouët-Boigny tout puissant et nous parlions. Et c’est eux qui vont nous effrayer ? Non ! Nous avons toujours les mains nues, mais nous parlons et nous parlerons. Je voudrais vous dire que le docteur Blé se porte bien aussi. Il est là à Abidjan et il va très bien. La troisième nouvelle porte sur les autres prisonniers. Sur ce point, je voudrais vous dire que le président Affi N’Guessan est aujourd’hui le seul détenu de la prison de Bouna. Comment un homme peut être seul dans une prison si ce n’est parce qu’on veut le conduire à la mort ? Mais il ne mourra pas. Il se porte bien. Sangaré, Béchio, Bro Grébé et Kuyo Téa qui vivent avec les serpents de la prison de Katiola sont sous le regard bienveillant de Dieu et ils se portent bien. Le Premier ministre Aké NGbo, ce grand universitaire qui fait la fierté de l’Afrique, et les autres prisonniers de la prison de Boundiali se portent bien par la grâce de Dieu ».
«Nous étions vraiment désespérés»
«Le quatrième message, c’est que tous vos fils et filles qui sont en exil se portent bien également. Voilà ce que je suis venu vous dire. Mais ce que vous devez retenir, c’est qu’on peut tuer un combattant. On peut jeter un combattant en prison. Mais on ne peut ni tuer, ni jeter en prison un combat. C’est ce combat que Gbagbo nous a laissé momentanément que vous et moi allons continuer. Et c’est ce combat qui fera que Gbagbo reviendra dans ce pays, que tous nos camarades seront libérés et tous ceux qui sont en exil vont rentrer. Débarrassons-nous donc du complexe du persécuté et remettons-nous sans délai en ordre de bataille». De Kpoblobouo à Gnaliépa en passant par Mama, la visite du secrétaire général du Fpi a été perçue comme un soulagement par les populations. «Nous étions vraiment désespérés et nous ne savions pas où donner de la tête. Aujourd’hui, nous avons eu les vraies informations. Vous pouvez donc continuer à compter sur nous. Ceux qui croient nous exterminer se trompent. Ceux qui croient également que le Fpi est mort ici se trompent également. Dans tous les cas, quand vous gardez pendant longtemps du poivre dans un canari et que vous le videz un jour, son odeur y demeure. De même personne ne peut enlever le Fpi dans notre cœur», a affirmé le chef Zago du village de Kpogblobouo. Même son de cloche à Mama et à Gnaliépa. Laurent Akoun a visité les décombres de la résidence du Président Gbagbo et celle de sa mère qui ont été pillées par les forces armées pro-Ouattara.
Boga Sivori in Notre Voie
bogasivo@yahoo.fr, (Envoyés spécial)
Tue, 03 Apr 2012 19:55:00 +0200
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