Calixthe Beyala est aussi connu pour son activisme en milieu politique. Ainsi, elle critique la sous-représentation des minorités visibles dans le paysage audiovisuel français. Elle est l’initiatrice et la porte-parole de l’association collectif Egalité, fondée en décembre 1998, dont deviennent également membres l’humoriste Dieudonné, le chanteur Manu Dibango et Luc Saint Eloy. En 1998, elle dépose plainte contre le CSA et le gouvernement français devant l’absence de Noirs à la télévision. Cette démarche conduit le collectif à être reçu, en octobre 1999, par le président du CSA de l’époque, Hervé Bourges. En 2000, elle monte avec Luc Saint-Eloy sur la scène de la cérémonie des César du cinéma pour y revendiquer une plus grande présence des minorités sur les écrans français. Elle y rend également hommage à la comédienne Darling Legitimus, décédée en décembre 1999, que les organisateurs de l’événement n’avaient pas citée lors de leur hommage aux comédiens disparus au cours de l’année précédente. Le 22 février 2005, elle intervient dans le quotidien le monde pour réfuter toute « hiérarchie dans la souffrance », lancer un appel au dialogue entre Noirs et Juifs, et condamner les positions prises par Dieudonné. Dans le figaro du 12 décembre 2007 et l’émission télévisée Revu et Corrigé sur France 5, elle se distingue en saluant la visite de Mouammar Kadhafi en France, et ses actions politiques en tant que dirigeant libyen et africain. En mars 2008, Calixthe Beyala suscite une forte réprobation, lorsqu’elle s’exprime en faveur du dictateur libyen Kadhafi.
En outre, elle s’est également engagée pour la lutte contre le sida, la promotion de la francophonie et la Maison des peuples d’Afrique. Elle est membre du comité de parrainage de la Coordination Française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence. Son action associative et ses prises de positions militantes ont été récompensées par le prix de l’Action communautaire en 2000, et elle a reçu le prix Genova 2002.
Calixthe Beyala a intenté un procès à Michel Drucker, dont elle a été la maîtresse, auquel elle reproche de ne pas avoir été payée pour sa contribution à un livre de l’animateur (auquel elle a consacré un roman à clé, L’Homme qui m’offrait le ciel). En première instance en juin 2009, elle perd ce procès, mais en appel, en janvier 2011, Michel Drucker est condamné à lui verser 40 000 euros.
Notons qu’en janvier 2011, elle prend fait et cause pourLaurent Gbagbo qui avait été déclaré perdant par les Nations unies lors des élections présidentielles ivoiriennes de 2010, accusant plus tard, lors d’une interview sur ITélé, les forces d’ Opérations des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) d’avoir envahi la Côte d’Ivoire puis contestant la valeur et les conclusions des enquêtes conduites parHuman Rights Watch.
Wed, 10 Oct 2012 00:26:00 +0200
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