Selon des sources indépendantes et de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), un affilié de la FIJ, le journaliste Désiré Doué a été assassiné dans sa maison du quartier Cocody-Angré d’Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire, le vendredi 15 novembre dernier par des hommes armés non identifiés.
« Nous condamnons avec la dernière énergie ce lâche assassinat qui ne doit pas rester impuni », a déclaré Gabriel Baglo, directeur du Bureau Afrique de la FIJ. « Les autorités ont l’obligation de mener une enquête sérieuse en vue d’arrêter les auteurs et de les traduire devant la justice », a-t-il déclaré.
Rédacteur en chef de la revue "Tomorrow Magazine", Désiré Oué, 40 ans, a commencé sa carrière de journaliste dans le service public de l’information. Il est connu pour son activisme au sein du Front Populaire Ivoirien (FPI, ancien parti au pouvoir) et sa proximité avec l’ancien président Laurent Gbagbo, au pouvoir de 2000 à 2010.
« Les journalistes sont d’abord des citoyens. On peut être partisan et honnête en observant les règles déontologiques qui imposent le respect des autres opinions et convictions. La justice ivoirienne est face au défi de nous démontrer que les raisons de l’assassinat de Désiré Oué ne sont pas liées à son appartenance politique », a commenté Baglo.
La FIJ appelle les journalistes de Côte d’Ivoire à davantage renforcer leurs rangs et leurs capacités en vue de jouer un rôle crucial dans la promotion et la protection de la liberté d’expression, des droits des travailleurs des médias, et des organisations professionnelles.
Dépêche
La presse a largement relayé ces derniers jours de tristes faits qui ont touché des journalistes. Il s’agit du décès de Désiré Gnonsiohoué alias Désiré Oué, Rédacteur en Chef à Tomorrow Magazine, survenu le jeudi 14 novembre 2013 et de l’enlèvement dans la nuit du lundi 18 au mardi 19 novembre 2013 de Dieusmonde Tadé, journaliste au quotidien Le Nouveau Réveil par des inconnus.
Le Ministère de la Communication condamne ces actes de violence et exprime son soutien et sa compassion aux victimes, de même qu’à leurs familles biologiques et professionnelles. Il souhaite vivement que la lumière soit faite afin que les coupables soient punis.
Par ailleurs, le Ministère de la Communication constate que certains organes de presse tirent des conclusions hâtives de ces situations alors qu’aucune enquête en l’état actuel de la procédure ne permet de donner l’identité, encore moins les motivations des auteurs.
Par conséquent, le Ministère de la Communication invite les journalistes à rester fidèles aux faits, comme le recommande la déontologie de leur métier, et à ne point se substituer à la police, bien qu’ils aient le droit d’exprimer leur solidarité à leurs confrères.
Notre pays sort d’une grave crise. Chaque corps de métier doit l’aider à se remettre encore plus vite sur la voie du développement qu’il a retrouvée. Nul n’a intérêt à politiser à tout prix les malheurs qui arrivent aux autres.
Le Ministère de la Communication tient enfin à réaffirmer ici l’engagement du Président de la République, SEM Alassane OUATTARA et de tout le gouvernement à continuer à œuvrer pour assurer aux Ivoiriens en général et aux journalistes en particulier, un environnement sécurisé, propice à l’exercice de leur profession.
Fait à Abidjan, le 19 Novembre 2013
Le Ministre de la Communication
Me Affoussiata BAMBA
Wed, 20 Nov 2013 11:05:00 +0100
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