En « Dramanie » où la principale invention politique est le « dozoya », la peur plus qu’autre chose a ouvert la porte à tous les excès. Quand on réfléchit bien, les FRCI font ces exactions, tuent chaque jour des supposés pro-Gbagbo, parce qu’ils ont tout simplement peur. Tous ceux qui se mettent à la place de Dieu pour dire que Laurent Gbagbo ne reviendra plus jamais en Côte d’Ivoire, à fortiori au pouvoir, ne traduisent rien d’autre que la psychose que le retour du « Woudy » provoque en eux.
Cette peur panique est basée sur le manque criard de légitimité ; ce qui signifie qu’à tout moment, le régime « dramanien » peut être éjecté. Autrement dit, pour un président supposé démocratiquement élu, qu’est-ce qui expliquerait cette fébrilité ? La guerre postélectorale a pris fin voilà presque deux ans, pourquoi peut-on encore harceler des pro-Gbagbo à la recherche de cache d’armes ? Personne dans ce pays n’en est dupe, Wattra a peur parce qu’il sait que tôt ou tard, il finira comme il est venu au pouvoir.
Le mensonge qui fait du deux poids deux mesures, participe de la peur panique entrainant une tétraplégie du régime de Wattra. En l’occurrence, il laissait dire que Monsieur Yao N’drey avait favorisé Laurent Gbagbo dans la proclamation des résultats des dernières présidentielles, parce qu’il est son ami, tout en faisant l’impasse sur l’amitié entre Sarkozy et Wattra. Dans la forfaiture subséquente à cet épisode, l’ex chef de l’Etat français avait agi par peur, car Laurent Gbagbo comme le colonel libyen, est imprévisible quand il s’agit de défendre les intérêts nationaux. Etait-ce la maladie septentrionale ivoirienne qui a contaminé la nébuleuse communauté internationale de M. Sarkozy ou était-ce le contraire qui a induit le comportement du parti républicain ivoirien ?
Le manque de légitimité crée une fuite en avant dans un environnement pétri de peur de se laisser contredire et éjecter du pouvoir. Le résultat est qu’on se retrouvera, si ce n’est pas déjà le cas, dans une citadelle ou une ethnie assiégée. La dissolution du gouvernement N° 3 de M. Wattra en porte les stigmates. Les raisons avancées par le « prince dramanien » pour dissoudre son cabinet, laissent vraiment à désirer. Le RDR est majoritaire au parlement, est-on obligé d’agir comme le fait ce parti, surtout quand il s’agit d’une avancée notable du droit de la famille en Afrique ? Le motif est ailleurs, le parti républicain veut mener sa dictature hors du cadre RHDP, c’est ça qui est la vérité ! Enfin, la peur a tellement habité les tenants du pouvoir qu’ils sont devenus ombrageux, réagissent violemment contre tout ce qui bouge. Aux dernières nouvelles, les alliés d’hier ont laissé éclater leur union sacrée, le parti républicain étant devenu trop gourmand à tous les niveaux. Ce sont les préparatifs pour truquer les municipales et régionales que ce parti met en perspective, attendons un peu pour voir de quoi ça retourne !
Il est intéressant de savoir comment s’exprime cette peur ou maladie septentrionale ivoirienne. Ne nous y trompons pas, car ce qui, hier provoqua la levée d’une armée de rebelles, est en ce moment amplifié, empiré sous Wattra. Parce que certains Nordistes sont aux commandes, il ne doit plus y avoir de rébellion dans notre pays. Sous entendu, ceux qui selon eux, ont l’apanage de la violence et de la rébellion sont au pouvoir, donc tout le monde doit dire amen. Ils sont tous des rigolos, quand on les entend dire que la violence est sans issue. Ils donnent l’impression qu’à force de prononcer le mot légitimité maintenant, que leurs actes passés et présents se transformeront en actes légitimes ou légitimés selon le cas.
En mauvais stratèges, Wattra met les septentrionaux en difficulté pour l’avenir. La politique du rattrapage sera tôt ou tard corrigée par le prochain détenteur de la souveraineté. C’est dire que et le peuple de Côte d’Ivoire et ses futurs gouvernants rectifieront et mettront à plat, tous les actes du régime des « rattrapés ». Actes de gouvernement ou de l’administration, le sort de leur retrait est connu en droit, alors laissons les enfants s’amuser… Pour le moment, nous regardons nos frères du Nord qui ne sont pas contaminés par l’ivresse de Wattra, afin de corriger ce qui doit l’être avant que ce dernier ne perde le pouvoir, parce que ceux-là sont obligés de rester avec l’ensemble des Ivoiriens pour l’avenir au-delà de Wattra. Ainsi, demain, nous serons sans reproche dans notre politique de rectification. La communauté internationale depuis la mort politique de Nicolas Sarkozy, voit rouge. Même Goodluck Jonathan se désolidarise de Wattra, c’est dire que Sarkozy était devenu une peste au plan diplomatique : il ennuyait tout le monde pour installer son ami au pouvoir. N’a-t-il pas menacé de « flinguer » les présidents africains qui voulaient offrir leur médiation afin d’empêcher le conflit libyen ?
Aux autres Nordistes, nos frères ivoiriens de toujours, nous répétons le propos d’un ancien président nigérian : Le pouvoir est comme une scène de théâtre, chacun a son tour sur le podium. Il n’y a pas de pouvoir éternel… A bons entendeurs salut !
Louis-Freddy Aguisso
Sat, 17 Nov 2012 13:37:00 +0100
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