« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

La Police universitaire de Bacongo avec un chef Frci créée

L’université, le temple du savoir est entrain de se métamorphoser sous la présidence du professeur Ly Ramata. La nation toute entière a été informée par la présidente de l’université de Cocody, de la création d’une police universitaire.
En Côte d’Ivoire, des étudiants ne manquent pas de s’interroger sur les motivations réelles de la future police universitaire. D’autant que selon ceux-ci, le gouvernement Ouattara n’a de cesse d’exprimer son mépris pour la lutte syndicale dans le milieu universitaire. En voulant mettre en place une police universitaire, le professeur Ly Ramata et ses collaborateurs veulent s’opposer à la liberté d’expression et de manifestation des étudiants. Le but inavoué est de réduire les étudiants au silence devant les problèmes académiques ou d’ordre social. Empêcher la contradiction et amener les étudiants à devenir des bénis oui oui.
A la tête de cette structure, un chef Frci venu à Koumassi, la commune du ministre-député Bacongo. Ce chef FRCI se nommerait Dago Souleymane, apprend-on dans les escarcelles du ministère de l’Enseignement supérieur. Ce commandant militaire se fera fort d’annihiler toute action éventuelle de revendication d’un quelconque mouvement d’étudiants.
« Pour nous, l’idée d’une police universitaire n’est pas bonne. Parce qu’elle ne servira qu’à faire passer nos universités d’un lieu d’études et d’apprentissage à un lieu de répression contre toute personne qui osera dénoncer l’injustice qui se met en place. Les dirigeants de nos universités veulent se convertir en des tortionnaires d’étudiants. Sinon la présence d’hommes en armes dans un lieu d’études pour quoi faire ? » S’interroge, un responsable d’étudiants. Pour qui, cette police viole les textes et règlements qui régissent la vie universitaire, les franchises universitaires. Pour ces étudiants, les autorités actuelles ont décidé de créer cette police universitaire dans l’unique but de réprimer les étudiants en cas de revendications.
Une attitude qui ravive les tensions déjà tendues entre Cissé Bacongo et plus de 5000 étudiants que le ministère affirme avoir exclus, sans même leur accorder la chance de défendre leurs résultats. Les conséquences en partie des multiples années blanches dues aux actions déstabilisatrices des mêmes politiciens, qui pour la plupart ont leurs enfants qui étudient hors de la Côte-d’Ivoire.

Séfora Etranou, correspondance particuliere in Notre Voie

Sun, 30 Sep 2012 13:20:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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