« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Le directeur général et trois agents de la Sodeci devant la justice

Ce qu’il convient d’appeler « l’affaire de la cité coprim » connaît depuis ce matin un rebondissement. En effet, le directeur général de la Sodeci, M. Ebah Basile, et trois de ses agents seront entendus ce matin par le doyen des juges d’instruction du tribunal de Yopougon. Une procédure pénale qui intervient à la suite de la plainte de bon nombre des victimes de l’eau polluée qui a coulé dans les robinets à la cité coprim à Yopougon-Niangon du 1er au 8 février 2010. Il ressort de source proche de l’affaire que le premier responsable de la société de distribution de l’eau en côte d’Ivoire est convoqué pour être simplement interrogé sur sa respon- sabilité dans les faits. ce qui n’est malheureusement pas le cas des trois agents reconnus comme étant les auteurs de cette pollution d’eau. ces derniers qui, maintes fois, convoqués par le juge, n’ont pas daigné répondre, font déjà l’objet d’inculpation des faits d’« administration de substance nuisible à la santé et homicide volontaire ». crime et délits prévus et réprimés par les articles 328, 341 et 355 du code pénal.

rappelons que pendant une semaine, l’eau qui a coulé dans les robinets à la cité coprim contenait des substances nocives à la santé de l’homme. Les habitants de cette cité et tous ceux qui habitent ou exercent des activités dans son voisinage ont été contaminés (voir Frat-Mat du 10 mars 2010 ). S’en sont suivies des épidémies de diarrhées et autres. La Sodeci ayant reconnu sa responsabilité dans les faits survenus, avait à travers la personne de son premier responsable à l’époque, M. Marcel Zadi Kessy, envoyé des médecins pour prodiguer des soins d’urgence. La distribution de l’eau ayant été interrompue de ce fait, des camions-citernes envoyés par la société, alimentaient tous les jours les ménages. En dépit de cette assistance, les vic- times qui enregistrent un mort dans leur rang ont saisi la justice en vue de se faire indemniser. Et c’est celles des victimes qui habitent aux alentours de la cité qui se sont ainsi organisées pour ester en justice. M. Goha Félix, le président de leur collectif, explique : «Nous nous sommes sentis abandonnés par la Sodeci et sa compagnie d’assurance. Toutes nos tentatives d’arrangement à l’amiable ont été vaines. C’est pourquoi, nous nous sommes tournés vers la justice».

LANDRY KOHON in Fraternité Matin

Thu, 08 Mar 2012 12:05:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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