« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Le pouvoir Ouattara poursuit sa répression: Un Sergent-chef de l’armée porté disparu

Que ce soit dans la rue, à la maison, sur le lieu de travail ou sur un lieu de culte, le danger est partout, depuis l’installation du régime Ouattara. Chaque jour qui s’écoule, particulièrement après les évènements d’Akouédo, de nombreux citoyens ivoiriens tombent dans les filets de «commando», «d’escadron» non identifié. Pour trouver la mort ou se retrouver dans un coin de torture (la plupart du temps chez un ancien chef de guerre) ou en prison. En effet, enlevé jeudi dernier, sur son lieu de travail, la Base aérienne d’Abidjan (Baa), pour une destination inconnue, le sergent-chef Kobou Decky Jean-Claude est introuvable. Sa famille, sans nouvelles de lui, s’inquiète et vit dans une angoisse terrible. Son épouse s’est rendue à la Baa, sans résultat ! Désespérée, elle a saisi la division des Droits de l’Homme de l’Onuci. A la Baa, la dame a rencontré le supérieur hiérarchique de son époux, le Lieutenant Bamba Bakary, commandant des moyens généraux des Frci (Cap sud). Selon elle, il a indiqué que c’est le Général Ouégnin, commandant de la Baa, qui avait convoqué le sergent-chef Jean-Claude Kobou Decky, pour le remettre à de supposés agents de la Dst. Les efforts de la jeune femme pour rencontrer le Gal Ouégnin sont vains, jusqu’à ce jour. Cependant, à croire le Lieutenant Bamba Bakary, c’est jeudi midi que le sergent-chef Jean-Claude Decky a reçu un coup de fil, pendant qu’il se restaurait à Port-Bouet. Il devrait être interrogé par des agents de la Dst. Mais à la Dst, la dame a été informée de ce que son mari n’était pas arrivé dans cette institution. La famille s’inquiète de plus en plus. Surtout que, selon sa femme, Decky recevait, depuis un certain temps, des menaces de mort sur son téléphone portable, de la part de personnes inconnues. Dès les premières heures de la chute du Président Gbagbo, il s’était enfui, comme beaucoup d’Ivoiriens, au Ghana. Il était revenu quand le pouvoir a demandé à tous les militaires de retourner au travail. Le sergent-chef Kobou Decky avait réintégré son poste. Mais le régime Ouattara l’avait arrêté en novembre 2011 pour le libérer un mois plus tard. Selon des sources proches de la Baa, le Lieutenant Bamba Bakari se serait juré de régler les comptes à tous ses frères d’armes originaires de l’ouest dont Deky.

Koulibaly Doucy, doucykoulibaly@yahoo.fr
In NOTRE VOIE

Tue, 14 Aug 2012 14:22:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

Recent Posts

UJIF : Axel Illary investi à Paris sous le signe de l’unité et du rayonnement international

L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…

4 jours ago

Niger : RSF saisit le groupe de travail sur les disparitions forcées de l’ONU sur le sort de Moussa Kaka

Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…

3 semaines ago

Moussa Kaka, disparu au Niger : quatre décennies de journalisme et de combat pour la liberté de la presse

Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…

4 semaines ago

Côte d’Ivoire : libération immédiate de Justin Koné Katinan et de tous les détenus politiques

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…

1 mois ago

Criminalisation du journalisme au Mali : Abdrahamane Kéita, du Témoin, condamné à deux ans de prison ferme

Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…

1 mois ago

Peau noire, Dieu blanc : quand Dieu porte les couleurs des oppresseurs

Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…

1 mois ago

This website uses cookies.