« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Le Président Laurent Gbagbo nous a dit…

Dès lors que, la peur au ventre, nous nous persuadons que l’adversaire éventuel qui est devant nous est supérieur physiquement, sans l’avoir affronté pour en avoir le cœur net, nous lui déclarons implicitement que nous sommes prêts à accepter sans condition d’être ses proies.
Beaucoup parmi nous aiment à citer le Président Laurent Gbagbo. Et pourtant, entre autres, il a affirmé ceci un jour: “…la bataille qu’on perd à l’avance est celle que l’on n’a pas livrée…” La situation qui prévaut actuellement en Côte d’ivoire n’est possible que parce que la détermination des opprimés à affronter pour de bon les oppresseurs fait défaut. En 2011, nous avions gesticulé lorsque l’ignoble a été commis avec le kidnapping de Laurent Gbagbo par l’armée française qui s’est empressée de le remettre aux rebelles ivoiriens.
En 2012, durant les 365 jours de l’année, nous avions écrit, hurlé à l’imposture, battu le pavé, pris à témoins le monde entier; nous avions aussi apporté les preuves irréfutables des exactions commises dans toutes les régions par les rebelles qui se sont installés de force dans les administrations de notre pays. Où en sommes-nous aujourd’hui? Ma foi, nous sommes au point mort. Nous sommes assis, nous scrutons l’horizon en pleurant. La mort dans l’âme, nous pensons à notre mort programmée par les rebelles et avec elle, l’arrivée prochaine de nos cercueils puis des corbillards qui les véhiculeront. N’est-ce pas de la désinvolture teintée de couardise de notre part?
L’heure n’est pas seulement grave, elle est mortellement nocive en Côte d’ivoire. Le rendez-vous, celui que nous devons honorer de notre présence est plus important que les bassesses passées; il est plus important que la marque de LEADER DE LA CAUSE que des personnes veulent déposer; naïvement pour certaines et pour d’autres, avec des arrière-pensées n’ayant rien à voir avec la libération politique puis économique de notre patrie.
De plus, succinctement, le fondement d’une lutte telle que la nôtre, tout en mobilisant nos énergies, nécessite un maillage de toutes les chaînes d’action. Aura-t-on besoin du plombier que, nous ne devons l’oublier car à un moment donné, nous ferions appel à lui. Quant à la vendeuse de fruits et légumes, nous ne devions pleurer de l’avoir ignorée un jour.
A bon entendeur, salut. A vous toutes, à vous tous, je souhaite une très bonne année 2013.

Athanase Zokou

Mon, 14 Jan 2013 19:29:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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