Le régime Ouattara est devenu fébrile et frappe dans tous les sens. Les pro-Gbagbo, véritables bouc-émissaires accusés de hanter les nuits des nouveaux « maîtres », sont la cible du pouvoir et de ses activistes. Dans sa logique d’installer la terreur et la chienlit dans le pays, témoignant éloquemment de leur réputation de parti violent, le Rdr au pouvoir et ses militants organisés en milices, sont passés à l’acte, faisant ce qu’ils savent faire le mieux. C’est-à-dire la violence. Ainsi, le samedi 18 Août dernier, ils ont attaqué le siège provisoire du Fpi à Attoban. Bilan trois blessés, un véhicule incendié, les bureaux du siège saccagés et pillés. Dans la nuit du samedi au dimanche, c’est le siège de la structure Cyclone, société éditrice des quotidiens Le temps, LG Info et de l’hebdomadaire Prestige Mag, qui est attaqué. Cette signature qui porte visiblement la marque du Rdr constitue un autre coup porté à la réconciliation qui peine à démarrer. Depuis son installation au pouvoir, Alassane Dramane Ouattara persécute les pro-Gbagbo qu’il accuse injustement de tous ses maux. Chaque fois que les Frci se sont attaqués, les enlèvements des partisans de Gbagbo se multiplient. Les emprisonnements, les humiliations, les tortures et séquestrations sont devenus le vécu quotidien des partisans de Laurent Gbagbo. Des camps de torture dignes du temps de la gestapo d’Hitler ont même été érigés par des ex-chefs rebelles. La Direction de la surveillance du territoire (Dst) et la Police criminelle (ex-Pj) sont devenus des polices politiques. Des « goulags » sont ouverts dans le nord du pays où sont détenus des cadres proches de Gbagbo et des ex-Fds. Tout cela témoigne de l’élan dictatorial du régime Ouattara. Un an après et demi après avoir distillé ce venin, le pouvoir Ouattara est aux abois parce que son propre démon semble l’avoir atteint. Les pro-Gbagbo ont eu beau clamer leur innocence dans ce qui arrive à l’actuel pouvoir ivoirien, le régime Ouattara les prend pour cible. Injustement.
Djè Abel in Notre Voie