VOICI LA TRADUCTION INTÉGRALE DE L’ARTICLE :
Les Réfugiés Ivoiriens paniquent ’
P3 de The Finder du 25 Juin 2013
(Par George Koomson)
Les réfugiés ivoiriens au Ghana paniquent après l’engagement pris par Président Mahama d’envoyer en Côte d’Ivoire ceux d’entre eux que le gouvernement ivoirien va demander.
La peur des réfugiés ivoiriens, selon un porte-parole qui a requis l’anonymat, fait suite à la déclaration du Président Mahama : Il pense que cette déclaration pourrait encourager les autorités ivoiriennes à fabriquer des allégations contre ses opposants politiques qui ont demandé l’asile au Ghana dans le but de les déporter en Côte d’ivoire.
Le porte-parole dit que la préoccupation immédiate des réfugiés est leur nourriture, parce qu’ils apprennent que leur stock expire à la fin de ce mois.
Mais il a aussi confié à The Finder que ses compatriotes qui résident au Ghana paniquent parce que « Président Mahama a dit en France que si des noms de réfugiés recherchés par les autorités ivoiriennes leur avaient été donnés, il accepterait de les livrer au Président Ouattara ».
Répondant aux questions pendant une interview le 29 Mai en France par rapport à la déportation de Charles Blé Goudé, Président Mahama a dit : « Ghana a une longue tradition de démocratie, et nous n’attraperons pas quelqu’un par le cou pour l’envoyer dans une situation dangereuse à moins que nous n’ayons des preuves concrètes contre lui».
Il a continué pour dire que « Président Ouattara leur a soumis une liste de personnes recherchées en Côte d’ivoire pour des actes de déstabilisation et nous avons déporté ceux contre qui nous avons reçu des preuves convaincantes pour leur implication » se référant à l’arrestation des proches du Président déchu.
Charles Blé Goudé, Jean-Noel Abehi, et Jean yves D ont été arrêtés en début d’année et déportés en Côte d’Ivoire.
La façon d’être déporté met en question le respect de la procédure d’extradition des refugiés par le Président Mahama.
pour combattre la décision.
Le Président Mahama a fait une allégation qui n’a pas encore été rendu publique dans une interview en France dans laquelle il apparait qu’il aurait assumé des fonctions qui relève du pouvoir judiciaire.
« Il y aurait un mandat d’arrêt contre Blé Goudé et les autres après une vidéo qui les montrait en train de parler de coup d’Etat » il a dit, ajoutant selon starafrica.com, qu’il y avait assez de preuves pour leur extradition. C’est donc ce qui s’est passé après leurs arrestations qui inquiète les réfugiés ivoiriens qui résident au Ghana.
Présidant Mahama, faisant allusion à ceux qui ont été déportés dit : « c’est tout ce que nous avons, mais si nous recevons d’autres noms, nous les remettrons aux autorités ivoiriennes ».
C’est la dernière déclaration qui crée la peur chez les réfugiés qui craignent que cela n’encourage les autorités ivoiriennes a envoyer plus de « preuves » au Président Mahama contre ceux qu’ils cherchent.
Pourquoi Ghana a déporté l’allié de GBAGBO ?
Par George Koomson
(The Finder du 21 Juin 2013)
« Ghana a arrêté et remis Mr Charles Blé Goudé au gouvernement du président Ouattara à la demande de la CPI »
Cette déclaration a été faite par le chairman de Ghana Refugee Boad GRB, Kenneth Dzirasah, en réponse à une question au cours du débat tenu pendant la journée mondiale des Réfugiés à Accra.
Mr Dizrasah avait auparavant indiqué que Ghana prend la convention de Nations Unies pour la protection des réfugiés très au sérieux et ne peut par conséquent pas renvoyer un réfugié dans son pays si cela peut mettre sa vie en danger.
Il a ajouté que Ghana à jusque-là tout fait pour protéger les réfugiés sur son sol dans la mesure de ses moyens en ajoutant que Ghana est une démocratie.
Ghana, dit-il, croit que quel que soit le pays qui fait une demande d’extradition de ses citoyens, il lui faudra déposer une demande à l’une des cours du pays qui déterminera la suite à donner à la procédure.
Il dit que cela peut se faire dans des cas exceptionnels comme ceux des crimes contre l’humanité. Mais, même dans ce cas les affaires doivent être traitées au cas par cas et examinés par la cour. Il ajoute que là où une telle procédure n’a pas été respectée, le pays ne peut extrader un réfugié.
Dans le cas de Mr. Charles Blé Goudé, le chairman de GRB dit que la demande d’extradition venait de la CPI et ‘donc Ghana était contraint d’honorer cette demande ‘
M Dzirah, dit qu’il se trouve que certains pays francophones voisins au Ghana ne partagent pas cette façon de comprendre la loi, surtout l’assomption qui dit qu’une personne est innocente jusqu’à ce que sa culpabilité soit prouvée par une juridiction compétente.
Il dit que c’est pourquoi les cas de certains ivoiriens demandés par le gouvernement ivoirien sont à la cour pour déterminer si les demandes peuvent être accordées ou non.
A la question de savoir pourquoi Amnesty International n’as pas été entendu dans cette affaire, le directeur de Amnesty International Ghana, Mr Lawrence Amesu, dit que son organisation n’agit normalement que dans les cas de violations de Droits de l’Homme après de sérieuses investigations. Amnesty lnternational n’a pas encore atteint ce stade dans le cas de Blé Goudé a-t-il dit :
De son coté, Mr. Richard Owagson, Commissaire Adjoint de la Commission des Droits de l’Homme et de la Justice Administrative, dit qu’aucune plainte n’a été déposée auprès de la Commission à ce sujet.
La Commission a donc refusé de faire des commentaires parce qu’elle estimait que l’affaire pourrait arriver à son niveau à tout moment. Elle ne voudrait donc pas compromettre son rôle d’arbitre.
Au moment de son arrestation, laquelle a été étrangement tenue secrète, il n’y avait aucune autre explication pour justifier l’extradition, manu militari du leader de la Jeunesse et le Ghana n’a jusque-là pas dit qu’il a eu toutes les garanties concernant le traitement de Blé Goudé par les autorités ivoiriennes une fois en Côte d’Ivoire .
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