« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Les autorités burundaises doivent assurer la sécurité des journalistes

BURUNDI COMMUNIQUE RSF

Reporters sans frontières (RSF) appelle les autorités burundaises à garantir la sécurité de tous les journalistes et le retour du pluralisme médiatique afin que l’information circule de nouveau dans le pays. (…)
.“Reporters sans frontières appelle les autorités burundaises à l’apaisement et à fournir des garanties tangibles de protection aux journalistes qui ne peuvent pas continuer à vivre dans la peur, déclare Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. Le gouvernement burundais doit assumer ses responsabilités face aux lourds dégâts que les médias privés ont subi à tort. Dans la situation de crise que traverse le Burundi, un retour à une information libre et plurielle est urgent. Si les échéances électorales sont maintenues, il est primordial que les médias puissent reprendre leurs activités et que les journalistes puissent de nouveau informer la population librement.”
Plusieurs journalistes s’accordent à dire que l’urgence est de reprendre le travail afin que l’information circule de nouveau dans le pays mais le climat ne le permet pas. La relation entre l’État et les journalistes des médias privés est sévèrement endommagée. Les journalistes ont “besoin d’un engagement réel de la part du gouvernement pour pouvoir retourner au travail et se sentir protégés”, explique Alexandre Niyungeko. De nombreux professionnels des médias appellent la communauté internationale à se mobiliser pour les journalistes et médias burundais dans la détresse. Cette dernière doit faire pression sur le gouvernement pour qu’il vienne en aide aux journalistes et mette tout en œuvre pour aider à la reconstruction des médias saccagés.
A l’heure actuelle, dans ce climat de peur, plusieurs journalistes ont choisi de se cacher ou de prendre la fuite vers les pays voisins. Les plus exposés sont les responsables des médias privés et les journalistes qui présentaient des émissions au moment du putsch, et qui ont relayé les évènements et parfois donné la parole aux putschistes. Parmi eux, Bob Rugurika, le directeur de la RPA qui s’est de nombreuses fois retrouvé dans le collimateur des autorités, a dû fuir le pays.
Le Burundi se situe à la 145e place sur 180 dans le Classement 2015 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières.

Source : RSF

Wed, 20 May 2015 08:01:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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