« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Tribune

L’irresponsabilité a un nom


Le régime de Dramane Ouattara n’est vraiment pas inspiré. Il interprète, en sa faveur certainement, l’accalmie qui règne actuellement dans le pays. Il croit jouir constamment d’un quitus populaire, tellement les eaux sociales sont calmes. Je me suis permis de dire, un jour à un ami, que le régime est très solide. Il me répondit sur un air de quelqu’un qui en savait beaucoup : « non, il n’y a rien de plus fragile. C’est le parrain, le Big Brother qui est puissant ». Qui est le Big Brother ? Lui ai-je demandé. C’est celui qui sait tout. Ce sont les grandes oreilles qui, dans l’imagination de l’écrivain britannique George Orwell est le chef de la gouvernance mondiale. Aussi me suis-je dit que les Ivoiriens manquent vraiment de pot. Pourquoi le Big Brother est-il tombé sous le charme de nos gouvernants actuels ? Pourquoi a-t-il fallu qu’on nous impose un si grand désespoir contre lequel nous ne pouvons pratiquement rien ? Le régime de Ouattara se tourne tellement les pouces, confiant d’être bien adossé à la puissance du grand manitou, qu’il s’amuse à se moquer de la misère des Ivoiriens. Dagobert Banzio, comme un prestidigitateur annonce depuis un an que le coût de la vie va baisser. Ahoussou Jeannot, quant à lui est allé récemment se promener avec un panier sur les marchés pour se rendre compte à quel point le coût de la vie est élévé. Jusque-là, il faut comprendre qu’il en était déconnecté. Il multiplie les réunions avec les administratifs pour impacter les prix sur les marchés comme si ceux-ci échappaient désormais à la loi. Savent-ils qu’on n’arrive plus à rire d’eux ? Le ridicule est devenu désespérant. Et comme des enfants gâtés, conscient de la protection de leurs géniteurs, ils jouent avec la vie de leurs adversaires. Quelle idée de convoquer les avocats de Simone Gbagbo à Odienné pour parler de son éventuel transfèrement à la CPI alors que la Cour de Justice Internationale n’en est même pas informée ? Ils viennent de lancer un ultimatum aux putschistes Maliens alors que leurs ‟Faux FRCI″ sont toujours dans les rues en Côte d’Ivoire…



Joseph Marat

Fri, 30 Mar 2012 18:40:00 +0200

La Dépêche d'Abidjan

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