« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Lutte contre la vie chère Des prix toujours à la hausse

Cela ne fait aucun doute, la lutte contre la vie chère à Abidjan est un travail de longue haleine. Les prix de plusieurs produits de première nécessité sont toujours élevés malgré le fait que le gouvernement ivoirien ait pris d’importantes et nombreuses mesures contre. Dans le sud comme dans le nord de la capitale économique, les prix de certaines denrées alimentaires continuent de gêner les consommateurs. Il s’agit notamment des riz semi-luxe et de luxe. C’est le cas du riz de 50 kilogrammes Oncle Sam qui a passé le cap des 21 500 francs Cfa dans des supermarchés et marchés alors qu’il était vendu à moins de 20 000 francs il y a quelques 6 mois. Pour tous les riz ayant la même qualité (semi-luxe) que cette marque de riz, il est pratiquement impossible de trouver sur les différents marchés d’Abidjan le kilogramme en deçà de 450 francs Cfa. Ce, alors que le riz de qualité semi-luxe est consommé plus que le riz de grande consommation appelé « dénicachia » selon de nombreux commerçants rencontrés à Cocody, Treichville et Adjamé. « Moi, je ne vends pas de dénicachia parce que lorsque je prends ce riz, ça reste longtemps en stock. C’est Oncle Sam que les gens demandent chez moi », nous a appris un commerçant d’Adjamé. D’autres commerçants interrogés sont convaincus que le gouvernement devrait insister sur les mesures liées à ce riz pour leur faciliter la tâche avec les consommateurs. Outre le riz, le sac de 25 kilogrammes d’oignons provenant du Niger est désormais vendu à 7500 francs au lieu de 5000 francs dans un passé très récent. Dans le détail, le kilogramme de cette denrée est cédé au moins à 350 francs par les vendeurs. Le prix de la viande de boeuf est également toujours élevé. Dans les marchés des quartiers, elle est proposée entre 2500 et 3000 francs Cfa le kilogramme. A l’abattoir de Port-Bouët, une bonne négociation permet au client d’avoir le kilogramme entre 1900 à 2100 francs Cfa. Ces constats sont la preuve qu’il y a encore des efforts à fournir pour soutenir une population appauvrie par des crises successives.

In Soir Info

Tue, 06 Nov 2012 10:49:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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