Boga Sivori
bogasivo@yahoo.fr
La Cpi découvre le vrai visage de Ouattara
Depuis jeudi, la cour pénale internationale a révélé qu’elle a lancé un mandat contre Mme Simone Gbagbo depuis le mois de février 2012, dans le cadre des crimes commis au cours de la période qui a suivi l’élection présidentielle de 2010. Ainsi donc, après son époux, le président Laurent Gbagbo, Mme Gbagbo serait la deuxième personnalité ivoirienne à rejoindre le centre de détention de La Haye. Curieusement, depuis la révélation de cette information, le gouvernement ivoirien ne brille pas par sa présence. Au contraire, il est devenu presque aphone. A peine a-t-on entendu le nouveau ministre de la Justice et des droits de l’homme, Coulibaly Gnénéman, dire que le régime se donne le temps de livrer sa réponse « au moment opportun ». Il est donc désormais bien loin le temps où le même Gnénéman battait campagne à La Haye pour le transfèrement du président Gbagbo, au motif que son éloignement de la Côte d’Ivoire favoriserait la réconciliation nationale. C’était peu avant les législatives de décembre 2011. La question que tout le monde se pose dès lors est de savoir pourquoi Alassane Ouattara montre peu d’enthousiasme à envoyer à La Haye tous les proches de Gbagbo qu’il maintient pourtant en prison sans jugement depuis bientôt deux ans ? La réponse est pourtant simple. Si Ouattara s’est empressé de déporter Gbagbo c’est parce qu’il pensait se débarrasser d’un adversaire politique qu’il redoute au plus haut point. Pour lui, Gbagbo parti, les choses allaient marcher comme sur des roulettes. Pour arriver à ses fins, il a sans doute promis monts et merveilles à la Cpi. Son complice, l’ex-procureur de la Cpi, l’argentin Luis Moreno-Ocampo, se pavanait à volonté sur les bords de la lagune Ebrié pour dire tout le bien qu’il pensait de la coopération entre son organisation et le régime Ouattara. Bien évidemment, ses voeux ont été exhaussés et Laurent Gbagbo a été transféré dare-dare et en catimini à La Haye. Malheureusement pour lui, les choses ont beaucoup évolué. Sur de son fait et croyant naïvement au discours démagogique d’Alassane Ouattara qui a dit à qui voulait l’entendre que personne n’échapperait. Plus d’un an après, la Cpi se rend à l’évidence qu’Alassane Ouattara est à la fois un dictateur friand de la « Justice des vainqueurs». Pour lui, seuls Laurent Gbagbo et ses partisans doivent être embastillés même s’ils sont innocents comme c’est le cas. Quant aux pro-Ouattara, qu’ils soient chefs de guerre, mercenaires ou autres miliciens armés, leurs crimes mêmes avérés ne doivent pas faire l’objet de sanctions. Tel est le visage d’Alassane Ouattara, le vrai visage que les Ivoiriens connaissent depuis 1990. Un visage qui est totalement différend du faux que la propagande médiatique et la Françafrique ont présenté au monde afin de l’installer au pouvoir par tous les moyens.
Guillaume T. Gbato
In Notre Voie
Tue, 27 Nov 2012 02:31:00 +0100
L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…
Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…
Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…
Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…
Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…
This website uses cookies.