Une exploitation ‘’vache à lait’’ pour des FRCI toujours à l’affût
Le chef de village Agnero Simon Pierre souligne que c’est parce que les FRCI qui ont eu à exploiter les plantations pendant une période d’exception, ont eu à découvrir des sites ‘’vaches à lait’’. D’où le harcèlement et les intimidations, preuve des convoitises qui prennent forme du 29 juin 2011 au 11 avril 2012 s’agissant de la parcelle de Dabou (Akradio) et du 11 août 2011 au 1er septembre 2012, pour la parcelle de Tiassalé. Avec la médiation du comité de recherche et de restitution des biens, ce n’est qu’après plusieurs mois d’exploitation illégale, qu’Apex Holding a eu accès à sa propriété, avant de signer un contrat de prestation de service de sécurité avec Diaby Daouda, un des éléments du Commandant Cobo (Ouattara Youssouf). Dégommé de son poste de chef de sécurité qui lui rapportait une rémunération mensuelle de 500.000 F, parce que désigné comme étant à la tête du réseau de détournement des sèves d’hévéa dont l’audit évalue les pertes à trente (30) millions par mois, Diaby et ses éléments chassent tous les agents de son employeur. Et dit avoir pris le contrôle de la plantation sous le motif que les revenus servent à entretenir les miliciens pour renverser le régime Ouattara. A nouveau empêché d’accès à ses plantations, Apex saisit la Police militaire et la Brigade de recherches dont les conclusions écartent tout lien avec des mouvements subversifs et insurrectionnels. Mais, Diaby ne démord pas. Il revient à la charge le 08 juin 2013 avec une note de Dosso Sory, directeur de la Conservation foncière qui fait de la société Mafa Sarl et de Safinance de Mme Fatoumata Traoré, les nouveaux patrons des plantations. Sans avoir eu à planter le moindre pied d’hévéa. «L’ordonnance qui ne cible que les plantations d’Apex, porte des erreurs sur les surfaces, les localisations et les propriétaires terriens. Il est manifeste que le Juge a été induit en erreur par des personnes dont le dessein est d’exproprier notre village et Apex Holding », estime le chef Agnero. Pointé du doigt par les villageois comme étant le responsable de leur malheur, Dosso Sory, directeur de la conservation foncière s’est défendu : « Ce n’est pas moi qui rend les décisions de justice. Je ne fais que les appliquer. La meilleure source d’information, c’est le tribunal ». Joint au téléphone, un membre du cabinet du doyen des Juges d’instruction, sous l’anonymat, a montré la voie à suivre. « En l’espèce, il appartient à la partie qui s’estime lésée de saisir la chambre d’accusation. Elle entendra alors le Juge signataire de l’ordonnance de mise sous séquestre et les responsables d’Apex Holding qui auront à prouver que les plantations ciblées, n’appartiennent pas à Mme Gbagbo. C’est ce qu’il y a à faire. S’il n’y a aucun lien avec Mme Gbagbo, ils auront alors leurs biens», a confié notre source judiciaire.
Dosso Villard
In L’Intelligent d’Abidjan
Sat, 23 Nov 2013 01:14:00 +0100
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