Que pensez-vous de la multiplication des déclarations de dirigeants de plusieurs pays à propos de l’enlèvement des 200 otages au Nigeria?
Je trouve ces prises de position extrêmement surprenantes, choquantes et dangereuses. Les dirigeants français sont pourtant entourés d’experts rompus à la gestion des crises d’otages. Ceux-ci savent que plus on communique sur un enlèvement, plus on donne de la valeur aux captifs et plus on les met en danger. Cela m’étonne d’autant plus que la France a été confrontée à ce type de situation de multiples fois et qu’elle a toujours su gérer avec efficacité ces crises, c’est-à-dire avec le maximum de discrétion possible. La presse française a elle-même joué le jeu en acceptant la discrétion sur les affaires d’otages.
L’emballement des réseaux sociaux peut encore être excusé, même s’il est, lui aussi, contreproductif: il s’agit d’individus inconscients du service qu’ils rendent à Boko Haram. Mais la mise en scène du tweet de la première dame des Etats-Unis ou les déclarations du président français sont incompréhensibles et scandaleuses. Boko Haram n’avait sans doute pas rêvé une telle promotion. Comment des responsables publics peuvent-ils s’être jetés dans un piège aussi grossier ?
Lire la suite
Tue, 13 May 2014 13:50:00 +0200
L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…
Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…
Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…
Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…
Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…
This website uses cookies.