Menaces sur la réconciliation nationale
Selon L’Inter, « le pouvoir ivoirien et l’opposition sont les coupables de cette panne » que connaît le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire. Dans un dossier, il situe la responsabilité de chaque camp relativement aux propos très virulents qu’ils tiennent. « Les pro-Gbagbo ne donnent pas les gages d’un engagement sincère dans la restauration de la cohésion sociale », « le parti de Ouattara a décidé de demeurer dans sa situation de parti d’opposition prompt à réagir au moindre vent de rumeurs au pouvoir s’illustre comme un parti d’opposition contre l’opposition » a-t-il écrit. Le journal a appelé « à mettre balle à terre ». Cependant, Nord-Sud Quotidien, à travers son titre : « Banny, l’espoir déçu ! », affirme que le président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation n’est pas l’homme de la situation. Selon lui depuis près d’un an d’exercice, il peine à présenter un schéma clair de la réconciliation des Ivoiriens ». Pour lui, c’est un jeu auquel s’adonne Banny parce qu’il a des ambitions présidentialistes et veut profiter de la réconciliation pour se repositionner. Mais Aujourd’hui croît que « le RDR ne veut plus de Banny ».Il s’appuie sur des propos tenus par une députée issue de ce parti. Elle (Mariam Traoré) a déclaré : « La Commission a échoué mais veut entretenir le dilatoire. L’attitude de Banny ressemble donc à une sorte d’insouciance et d’indifférence à la souffrance des victimes de la crise post-électorale ». L’Expression révèle « le vrai problème de Banny ». Pour lui, la raison qui fait crier la CDVR est le manque d’argent. Il explique, d’après une source, que le président Banny est confronté à une difficulté financière mais n’osait pas en parler au chef de l’Etat, de peur de le gêner. Pour y parvenir, le moyen est de se répandre dans la presse.
Gbagbo et Soro face à la justice
« Audiences du 13 août à la CPI, voici les magistrats chargés du dossier Laurent Gbagbo », titre Le Temps. Il fait savoir que l’ex-président ivoirien va obtenir la liberté conditionnelle et les magistrats de la CPI qui auront la lourde tâche de la lui accorder sont au nombre de dix-neuf (19). A leur tête, la juge Silvia Fernandez de Gurmendi. Un point de vue ratifié par le porte-parole de la CPI, Fadi Abadallah, qui dans Soir Info affirme « qu’il revient aux juges seulement de décider sur une telle question et de décider dans quelles conditions un détenu peut bénéficier d’une liberté provisoire ». Pendant ce temps, Soro Guillaume peut lui être arrêté. C’est ce que dit Aujourd’hui, d’après une interview de l’avocate de Michel Gbagbo sur RFI. Elle veut qu’un mandat d’arrêt soit lancé contre le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, comme la France l’a fait pour certaines personnalités dont Mme Simone Gbagbo ou feu Paul Antoine Bohoun Bouabré.
Par CÉSAR DJEDJE MEL in linfodrome.com
Thu, 28 Jun 2012 00:02:00 +0200
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