«Je voudrais préciser que je ne suis ni de près, ni de loin mêlée à l’organisation de cette soirée. J ai juste été cooptée comme marraine par Prisca Digbeu et Flora l’ivoirienne qui
voulaient m’honorer par rapport au combat que je mène au niveau de la résistance patriotique. Mais j’avoue que j’ai été abusée vu que je n’étais pas informée de la présence de ce monsieur. Je crois que les organisateurs savaient que si j’étais informée de cette présence je ne serais pas venue, parce que je ne dîne pas avec mes bourreaux. C’est pour cela qu’ils ne m’ont rien dit dès le départ. Je suis donc déçue et dégoûtée de ce comportement à mon égard.
Je suis engagée dans la résistance patriotique pour la libération du président Laurent Gbagbo, des prisonniers politiques, des exilés politiques et de toutes les personnes massacrées par les rebelles en Côte d’Ivoire depuis 2002. Je m’insurge donc contre tous ceux qui racontent que j’ai été achetée pour prendre part à cette soirée. Malgré ma double nationalité ( française et ivoirienne), j’ai refusé de me réfugier au 43ème Bima et j’ai vécu la guerre comme mes compatriotes en 2011 en Côte d’Ivoire. Ce n’est donc pas aujourd’hui que je me laisserai acheter. J’en appelle plutôt à la vigilance de toutes les militantes et tous les militants de la résistance en Europe et particulièrement en France. Les rebelles sont parmi nous, ils sèment la discorde et la confusion parmi nous pour tuer la résistance patriotique.»
Mahély Bah a enfin clos son propos en rassurant l’opinion sur son engagement: «Je suis toujours débout pour le combat patriotique. Sans compromission, je continuerai à lutter pour cette noble cause».
Propos recueillis par Carole Attioumou-Sérikpa