« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Pris de panique : Ouattara interdit encore un meeting de la Jfpi

Le régime Ouattara s’est encore attaqué aux libertés publiques, notamment la liberté d’expression. En effet, le préfet de Région d’Abidjan, l’inénarrable Diakité Sidiki flanqué du Directeur général adjoint de la Police national et du préfet de police d’Abidjan, a interdit à la dernière minute, (le vendredi 30 novembre) le meeting que la fédération Jfpi Abidjan-Sud projetait de tenir le samedi 1er décembre, à 14 h, au stade Konan Raphael de Marcory-Sicogi. «La Jfpi constate une fois encore, que le régime Ouattara a décidé de confirmer la nature fasciste de sa gouvernance, caractérisée par la confiscation de toutes les libertés, notamment la liberté d’expression, de réunion et de manifestation. Et l’interdiction de notre meeting en est une preuve de plus», martèle Beugré Francis, fédéral Jfpi Abidjan-Sud, le samedi 1er décembre 2012 au Qg de campagne du Président Laurent Gbagbo et qui sert de siège provisoire au Front populaire ivoirien (Fpi). Comme motifs de cette interdiction, le préfet de région Diakité Sidiki a évoqué la situation sécuritaire qui prévaut en Côte d’Ivoire. «Il est allé jusqu’à dire sans honte qu’il a demandé au ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur de prendre un arrêté pour interdire toute manifestation politique jusqu’à la fin des futures élections municipales et régionales», s’indigne le conférencier. Beugré Francis condamne avec la dernière énergie, au nom de la Jfpi, ces actes antidémocratiques qui ont cours sous le règne d’Alassane Ouattara, notamment l’utilisation de l’appareil de l’Etat pour inciter à la haine, à la violence et à la dérive tribale et religieuse. La Jfpi insurge contre l’interdiction de la manifestation pacifique qu’elle a projetée d’organiser afin exiger le droit à la vie des Ivoiriens et dénoncer la montée en puissance de l’Etat totalitaire dirigé par Alassane Ouattara. Toutes choses qui, selon le conférencier, sont une manière pour le pouvoir de «tuer» Laurent Gbagbo dans l’esprit des Ivoiriens. «Mais c’est peine perdue», s’empresse-t-il d’ajouter, expliquant qu’il y a suffisamment de Gbagbo en chaque Ivoirien. Et donc capable de résister aussi longtemps que possible à la dictature de Ouattara. En outre, l’orateur explique que «le meeting qui devait se tenir le samedi 1er décembre dernier n’avait qu’un seul but : remobiliser les militantes et les militants et créer l’harmonie entre nous». La Jfpi qui estime que les actes que pose le régime contre le parti de Laurent Gbagbo sont de nature à compromettre dangereusement les acquis démocratiques remet ce meeting interdit pour le samedi 15 décembre à 14 h à la même place Konan Raphaël, et à 16 h, à la place Laurent Gbagbo de Port Bouët. Ces deux meetings seront animés par le Secrétaire national intérimaire Koua Justin, précise Beugré Francis. Il termine son propos en saluant la mobilisation de tous les militants et militantes de la Jfpi qui ont fait le déplacement de Marcory, mais qui n’ont pas pu avoir droit à l’Ag, à cause du zèle du préfet de région Diakité Sidiki. Il les invite aux meetings du 15 décembre prochain, à Marcory et Port-Bouët. C’est pourquoi, Beugré Francis et ses «camarades ont exigé une rencontre avec le ministre d’Etat ministre de l’Intérieur, Ahmed Bakayoko pour, non seulement obtenir la libération sans condition et sans délai des Ivoiriens illégalement détenus dans les geôles du pouvoir, mais aussi pour trouver une nouvelle date de manifestation pour exiger le droit à la vie. Et de réaffirmer à tous les Ivoiriens martyrisés par le régime fasciste d’Alassane Ouattara, sa ferme volonté à continuer la combat pour la dignité de la vie humaine.

B.T in Le Temps

Mon, 03 Dec 2012 05:29:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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