« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
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Quand la CIA surveille Facebook et Twitter

La CIA, l’agence centrale de renseignement américaine, s’intéresse de près aux réseaux sociaux, Twitter et Facebook en tête.
L’agence de presse AP révèle que cette cellule, baptisée "Open Source Center" ("centre des sources ouvertes"), a été créée à la suite des attentats du 11 septembre. Chaque jour, plusieurs centaines de personnes (le nombre exact est classé secret défense) tentent de prendre le pouls de l’opinion publique dans les différentes régions du monde, de la Chine au Pakistan.
Surnommée les "bibliothécaires vengeurs", les membres de cette cellule surveillent ainsi différents forums de discussions, mais aussi les médias locaux (sites web de journaux, radios et télévisions). Après la Révolution Verte en Iran en 2009, la cellule a commencé à se pencher sur les réseaux sociaux, en particulier Twitter et Facebook. "La CIA suit jusqu’à 5 millions de tweets par jour", raconte AP.
L’occasion de suivre des crises, comme lors du Printemps arabes, en direct. L’occasion aussi de "mesurer" l’impact des actions américaines à l’étranger. "Les médias sociaux dans des endroits comme l’Egypte [ont pu] changer la donne et être une menace pour le régime", résume Doug Naquin, directeur de la cellule de la CIA.

"Facebook : la plus terrible machine d’espionnage"

De quoi poser une question plus large sur la surveillance des citoyens par les services de renseignements.
"Facebook est la plus terrible machine d’espionnage jamais inventée", critiquait en mars dernier Julian Assange, fondateur de WikiLeaks. "Nous avons ici la base de données la plus complète du monde sur les gens, leur nom, leurs relation, leur adresse, leur emplacement, ainsi que leurs communications avec leurs proches, le tout accessible par les services de renseignements américains", ajoute-t-il.
"Qui veut vivre dans un monde où le gouvernement peut écouter toutes les communications dans le cadre d’aucune enquête sur un crime ?", s’interroge sur CNet Greg Nojeim, avocat pour le Center for Democracy and Technology. A terme, "les gens ne vont plus communiquer librement. Imaginez comment votre conversation avec un ami intime changerait si vous saviez que quelqu’un d’autre l’écoute. C’est ce qui est en cause. C’est ce qui doit être protégé", estime l’avocat.
De l’aveu d’un gendarme interrogé par "le Nouvel Observateur", "tous les suspects font désormais l’objet d’un recherche sur Google, Facebook et autres. De nombreuses informations sont librement accessibles à tous, aux internautes comme aux enquêteurs".

Le Nouvel Observateur

Mon, 14 Nov 2011 12:11:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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