« Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme, mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle. »

Cheikh Anta DIOP
Categories: Politique

Racket, corruption : GUERRE OUVERTE DES AUTORITES IVOIRIENNES ET DE L’ONUCI CONTRE LE FLÉAU

ous ceux qui ont pris part, hier, au forum de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) ont pu se rendre compte de ce que le gouvernement, dans son processus de moralisation de la vie publique, notamment en ce qui concerne la lutte contre le racket et la corruption, possède un partenaire de taille : c’est, l’Onuci, à travers sa composante «UN POL» (Police de l’Onuci). Les participants ont été séduits par l’intervention du général Sossou Constant, l’un des responsables de cette structure qui épaule la Cellule nationale de lutte contre le racket, en particulier et la police en général.

L’officier général n’a pas pris de gants pour dépeindre le racket en Côte d’Ivoire. Ce fléau, observe-t-il, qui «est l’un des risques majeurs de l’équilibre social… a gangréné tous les secteurs de la vie nationale». Les administrations, les hôpitaux, les axes routiers… rien n’y échappe. On paie de l’argent pour réussir aux concours professionnels, le rançonnement, l’enrichissement illicite… Bref, le mal est partout, constate le général Constant de l’UNPOL.

Conséquence de tout cela, l’économie du pays en prend un coup. A titre d’illustration, le général Sossou indique que, selon un rapport de la Banque mondiale, le racket dans le seul secteur des transports a coûté aux acteurs 350 milliards de francs Cfa. «Le racket est un danger public» qu’il faut donc combattre, dit-il, avec fermeté. Aussi salue-t-il, la création de l’Unité nationale de lutte contre le racket dont les actions, pour l’heure, sont essentiellement dirigées vers les brebis galeuses des forces de l’ordre.

Cette unité est composée de 350 hommes. Elle est dirigée par un officier supérieur, en la personne de Tuo Fozié. Actuellement, elle procède, selon le capitaine Kouakou-Caunobly Roger, responsable à ladite unité, au démantèlement des barrages illégaux des forces de l’ordre sur les axes routiers.

Le racket, fléau de l’économie, combattu, voilà qui répond aux préoccupations du président de la Chambre de commerce et d’industrie, Jean-Louis Billon. Qui n’a jamais cessé de le fustiger et de réclamer un environnement propice aux affaires. Hier, encore, il est revenu sur les difficultés que le secteur privé rencontre à cause de ces tares que le pays traîne.

Le secteur privé a toujours joué son rôle de soutien au pays en supportant la fiscalité. Une fiscalité dont le niveau est demeuré croissant malgré la crise de ces dernières années. Qu’à cela ne tienne, Billon rassure que le secteur privé est prêt à continuer à assurer sa responsabilité en créant des emplois et en investissant. Mais, cela ne peut être possible que si l’environnement des affaires est propre. Voilà résumée son intervention, d’hier.

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie attend des autorités publiques, moins de problèmes de gouvernance, un Etat de droit, moins de racket, la lutte contre la fraude, etc.

Hier, le représentant de la Banque mondiale au forum a apporté de l’eau au moulin de Jean-Louis Billon en insistant sur les enjeux de la bonne gouvernance dans un pays.

Ouvert en présence du ministre d’Etat Mabri Touakeusse et du ministre Moussa Dosso, le forum a vu la participation du président du Conseil économique et social, Marcel Zadi Kessy.

ALAKAGNI HALA in fratmat.info

Tue, 06 Mar 2012 03:51:00 +0100

La Dépêche d'Abidjan

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