novembre 28, 2022

Récompenses FIFA 2012 : pourquoi sont-ils si racistes ?

Lundi dernier, au siège de la Fédération Internationale de Football Association, a eu lieu la remise des récompenses traditionnellement décernées aux meilleurs des footballeurs de la planète. Certes, depuis plusieurs semaines, on connait ceux des joueurs, entraineurs et autres sélections nationales ayant marqué la saison.

Mais le doute est permis quand aux rangs que ces acteurs occuperont sur le podium. Durant plus d’une heure de cérémonie, tout ou presque a été dit et fait pour les présumés meilleurs. Mais suivant chaque seconde de la manifestation, j’ai été saisi d’un malaise incroyable : je me disais qu’il y avait quelque chose d’anormal qui se produisait. L’absence, dans une manifestation pourtant consacrée au football mondial, de l’Afrique dans toutes dénivellations. Si dans les trois meilleurs footballeurs, on ne voit, à juste titre aucun footballeur africain, il est regrettable, sur la liste du dream team, c’est-à-dire, l’équipe type de l’année, de ne pas voir figurer Didier Drogba, ni Yaya Touré. Qu’aurait fait un Falcao de plus qu’un Drogba en 2012 ? Qu’aurait prouvé Daniel Alvez au sein de l’équipe de Barcelone qu’un Yaya Touré à Manchester City ? Pourquoi devrait-on forcément privilégier comme entraineur ceux des pays du nord pour la récompense suprême ? Vicente Bosquet a-t-il plus de mérite en triomphant avec la sélection espagnole qu’un Hervé Renard Vainqueur de la CAN ? A moins qu’on nous dise que l’Euro est plus importante que la CAN sur le plan technique, tactique et sur le niveau des joueurs ? Serions-nous toujours en pleine hiérarchisation des compétitions continentales ?

Et puis, même pour le folklore, l’Afrique a été royalement ignorée : aucune personnalité du monde sportif africain n’a été sollicitée pour remettre un prix, prononcer un discours, ou être décorée, à titre symbolique comme l’a été l’Allemand Frantz Beckenbauer. Bref, à la cérémonie FIFA 2012, la télé était bien blanche. Cela conforte ce qu’on a toujours pensé de cette organisation : une secte de blancs. Même si, pour préserver ses propres jambons, Issa Ayatou, le président inamovible de la CAF est obligé de jouer aux nègres de service, afin de donner une coloration factice à l’association.

Florent Couao-zotti in lanouvelletribune

Sat, 12 Jan 2013 16:50:00 +0100

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