La machine à répression du régime Ouattara, pilotée par Koné Zakaria, s’est mise en branle depuis quelques jours, à la suite des récentes attaques d’hommes mystérieux, qui ont démontré les fragilités de l’édifice sécuritaire du régime. Le prétexte était tout trouvé pour traquer et arrêter les jeunes considérés comme pro-Gbagbo. En ligne de mire les communes de Bingerville et Yopougon. Les hommes de Koné Zakaria, officiellement patron de la police militaire officiellement, mais officieusement figure centrale de la «Gestapo» ivoirienne, ont investi, hier jeudi 9 août 2012, entre 10 heures et 11 heures, le secteur Niangon sud à gauche, précisément sur l’axe qui mène à Azito. Une demi-douzaine de véhicules de type 4×4, bondés d’éléments Frci puissamment armés ont conduit cette descente militaire. Arrivés aux alentours de 11h dans les environs du Terminus 27 (Niangon sud à gauche), les éléments de Koné Zakaria prennent position, barrent les voies à la circulation. Comme s’il s’agissait de lancer une attaque. Des tirs de rafales sont entendus, c’est la débandade généralisée.
Direction le camp Génie d’Adjamé, véritable camp de concentration
En réalité, les éléments Frci ont commencé à faire des tirs de sommation, créant le branle-bas. Les magasins se ferment, les rues se vident aussitôt, les populations apeurées se terrent comme elles peuvent, pour éviter des balles perdues. Quelques instants après, plusieurs jeunes, plus d’une trentaine au moins, aux torses nus, arrêtés, sont embarqués par les Frci dans deux bâchées. Direction certainement dans le camp Génie d’Adjamé, le nouveau «camp de concentration » tenu de main de maitre par Koné Zakaria. Selon un élément des Frci interrogé, il s’agit ni plus ni moins d’un «ratissage» à la suite des récents évènements. Très vite, ces dizaines de jeunes arrêtés sont présentés comme étant des «miliciens» pour mieux faire passer la couleuvre. Mais, on l’aura compris, il s’agit pour Koné Zakaria et ses hommes d’arrêter massivement les jeunes pro-Gbagbo et de les présenter comme des miliciens pris en flagrant délit de conspiration contre le régime Ouattara. Dans la soirée d’hier, les Frci ont été déversés à travers les quartiers de Yopougon, pour continuer leur sale besogne. Allant même jusqu’à pénétrer dans des domiciles privés sous des prétextes divers et variés.
Gérard Koné in Le Nouveau Courrier