La réunion de rentrée de la Direction Régionale de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique d’Abengourou s’est tenue le mercredi 18 septembre 2013 à la salle des fêtes (relookée) de la Mairie d’Abengourou en présence de TOKPA Soumahoro Sous-préfet d’Aniansué, représentant le préfet de région. Recadrage, réorientation et recommandations ont été les grandes articulations du discours de dame KOFFI Joséphine, première responsable de l’éducation des enfants dans l’Indenié-Djuablin. Le thème choisi par Madame le Ministre Kandia CAMARA KAMISSOKO pour cette rentrée scolaire 2013-2014 est : «Tous mobilisés pour une école de l’excellence. » Au regard de l’importance que revêt cet thème, la DRENET a recommandé à l’ensemble de la communauté éducative de travailler efficacement afin que l’école renoue avec l’excellence. Par ailleurs, elle a demandé à ses collaborateurs de mettre l’accent sur la pédagogie qui, selon elle, est le nerf de l’enseignement. A propos du quantum horaire fixé à 18 heures dans les lycées et à 21 heures dans les collèges, Madame le DRENET a insisté sur le respect scrupuleux de son application. « Nous y veillerons particulièrement.» A-t-elle prévenu. Avant de déplorer : « L’administration centrale est fatiguée des enseignants à ne rien faire ; Ceux-ci, après avoir fait acte de présence tous les matins dans la cour de l’école, se rendent tranquillement dans leur champ ou à leur commerce pour exercer leurs activités personnelles au détriment de l’état de Côte d’Ivoire, leur employeur.» Interrogé, l’Inspecteur de l’Enseignement Primaire KOUADIO Jeannod en charge de la circonscription d’Abengourou 2 a déclaré qu’il enregistre à son corps défendant un déficit de 127 enseignants pour le département de Bettié. Face à cette disconvenance qui n’a que trop duré, Mme le Directeur Régional a tranché en ces termes : «Tous les professeurs en situation de sous horaire et tous les instituteurs remplaçants seront immédiatement redéployés dans la DREN ; L’argument selon lequel BETTIE est loin et la vie y est chère, ne devra plus freiner notre volonté d’équilibrer nos effectifs.» A noter qu’à la fin de la réunion, quelques chefs d’établissement se sont inquiétés de la lenteur avec laquelle se font les inscriptions. Au sujet de cette lenteur, les parents d’élèves rencontrés s’interrogent : «comment peut-on -en ces moments de difficultés financières- envoyer nos enfants à l’école alors que nos produits agricoles ne sont pas encore vendus. Faute de prix. Alors question ! Dans un pays essentiellement agricole, n’est-il pas temps de reconnaître qu’une bonne rentrée scolaire est tributaire du démarrage effectif de la campagne du binôme café-cacao ?
Une correspondance de Ismaël TOURÉ.