Une erreur politique "grave"
"Vous avez commis l’erreur politique d’avoir convoqué mon fils. C’est une erreur grave que vous allez payer" aurait déclaré le "Vieux", racontait Cheikh Yérim Seck dans Jeune Afrique en novembre 2007. Il a eu le tort, un mois plus tôt, de convoquer Karim Wade, le fils et conseiller du chef de l’Etat que ce dernier prépare pour lui succéder, afin que les députés l’entendent sur des travaux publics effectués sous sa tutelle.
Outre les accusations de mauvaise gestion, le camp Wade y voit un autre piège: le fils du président serait interrogé en Wolof, langue nationale qu’il ne parle pas, ce qui nuirait à son ambition présidentielle. Le camp Wade organise alors une campagne contre l’ancien protégé. Il perd d’abord son poste de numéro 2 du parti, et en novembre 2008, il est destitué de son poste de Président de l’Assemblée nationale. Abdoulaye Wade fait -déjà- changer la Constitution pour se débarrasser de son ancien premier ministre en réduisant la durée du mandat du président de l’Assemblée. Et enfin, comme il l’avait fait pour un autre gêneur, le gouvernement poursuit Macky Sall pour blanchiment d’argent.
Un soutien par défaut
Il crée alors son parti politique Alliance pour la République (APR) qui, lors des élections locales de 2009, remporte plusieurs villes, ainsi que les grandes villes du pays dans le cadre d’une coalition formée avec d’autres partis. Maire de Fatick à 140 km de Dakar où il est né, Macky Sall maîtrise, outre le français, trois langues locales.
Macky Sall a bénéficié du ras le bol des Sénégalais vis-à-vis de Wade, selon Bouba Benjelloun, qui reste dans l’expectative: "Il y a de tout dans son programme; Il aura beaucoup à faire, entre les deux tours, pour le clarifier". Il rappelle que le candidat de l’opposition n’avait pas soutenu le projet des Assises nationales organisées en 2008-2009 par la société civile et de nombreux acteurs de la vie publique sénégalaise, qui prévoyait, entre autres un rééquilibrage des pouvoirs du président; Macky Sall s’est aussi opposé à la démarche participative qui a été le propre de ces Assises nationales. "Macky Sall se place surtout dans une logique technicienne", observe Bouba Benjelloun qui pense que les opposants se rallieront, bon gré mal gré à sa candidature, pour faire échec à la candidature d’Abdoulaye Wade, mais sans beaucoup d’illusions.
Le soutien de la diaspora
Macky Sall a obtenu le soutien de la diaspora et est largement en tête en France, avec 39% des voix à Paris selon des résultats partiels, loin devant le président sortant (18%) selon le site de l’Assemblée des sénégalais de l’extérieur. Mais pour Bouba Benjelloun, C’est surtout au sein de sa communauté (les Haalpulaar ou toucouleurs) que les électeurs de la diaspora se sont déplacés, et en partie parce qu’il y eu les moyens financiers pour mobiliser ses partisans et organiser leur déplacement. D’ailleurs le taux de participation à Paris n’a été que de 37%.
lexpress.fr
Tue, 06 Mar 2012 01:21:00 +0100
L’Union des Journalistes Ivoiriens en France (UJIF) a officiellement investi son nouveau président, Axel Illary,…
Un mois après la disparition du directeur de la Radio Télévision Saraounia, Moussa Kaka, au…
Moussa Kaka est une figure du journalisme au Sahel. Celui qui a disparu depuis le…
Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et le placement sous…
Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdrahamane Kéita, a été condamné…
Le 3 octobre, Axel Illary publiera sur Amazon Peau noire, Dieu blanc. Essai sur l’aliénation…
This website uses cookies.